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Après une semaine de cours à distance et deux semaines de vacances pour les trois zones, les élèves de maternelle et de primaire ont repris le chemin de l’école lundi 26 avril. Avec le maintien d’un protocole sanitaire strict et le renforcement des tests, cette rentrée des classes s’est faite dans un contexte particulier.

« Un nombre non négligeable de fermetures de classes »

Dès ce lundi, les règles sanitaires dans les établissements scolaires sont très strictes. Dès qu’un élève est testé positif dans une classe, celle-ci sera fermée. Et tous les élèves de la classe seront alors considérés comme « cas-contacts ». Ils ne pourront retourner à l’école qu’après 7 jours d’isolement et un test de Covid négatif.  

« C’est un protocole vraiment très sévère qui va forcément amener à un nombre non négligeable de fermetures de classes », a reconnu Jean-Michel Blanquer ce dimanche lors du Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro, qui préfère toutefois « une petite minorité de classes fermées que l’ensemble des écoles fermées ».

Cette mesure avait déjà été mise en place fin mars dans les départements les plus touchés par le Covid-19 et avant la fermeture des écoles le 2 avril dernier.

« Il y a d’énormes trous dans la raquette »

Pour le ministre de l’Education, l’essentiel est de « faire revenir à l’école les enfants », estimant que l’institution « n’est pas responsable en soi de l’épidémie » et que les établissements scolaires sont des lieux « où on respecte plus les gestes barrières » qu’ailleurs.

Mais certains syndicats d’enseignants restent perplexes, tel que le SNUipp-FSU. « Certaines mesures ont été annoncées pour éviter le brassage et prévenir les contaminations mais il y a d’énormes trous dans la raquette », estime Guislaine David, la secrétaire générale du syndicat, dans Le Parisien. « Il y a d’abord le maillon faible de la cantine où les enfants enlèvent le masque et le fait que tous les enseignants ne peuvent pas encore se faire vacciner. »

Demi-jauge au lycée et dans certaines classes de 4e et 3e

Du côté des collégiens et des lycéens, ils effectueront leur rentrée en présentiel qu’à partir du 3 mai.  Au lycée, une demi-jauge sera mise en place dans toutes les classes. Ce sera également le cas dans certains collèges pour les classes de 4e et de 3e dans les quinze départements les plus touchés par le virus.
Mais pour l’heure, les cours sont assurés en distanciel via notamment la plateforme « Ma Classe à la maison » qui connaît déjà des pannes et ralentissements. Depuis ce matin, l’accès est en effet très difficile pour certains élèves et enseignants.

Par ailleurs, l’élément important de cette reprise progressive des cours en présentiel s’appuie notamment sur le déploiement massif des tests. Dans les écoles primaires et les collèges, les tests salivaires sont renforcés en privilégiant d’abord les départements les plus impactés par l’épidémie. 400.000 tests salivaires ont été déployés dès cette rentrée, avec un objectif de 600.000 par semaine d’ici la mi-mai. Au lycée, 64 millions d’autotests ont été commandés pour les élèves de plus de 15 ans, les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

L’objectif pour le gouvernement est d’éviter une nouvelle fermeture générale des écoles d’ici la fin de l’année scolaire.