Aujourd’hui 25% des élèves de 3ème sont en grande difficulté en sciences d’après un bilan de la DEPP. Image : Getty

La DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) du ministère de l’Education nationale vient de publier un bilan des performances en sciences des élèves de troisième en 2024.

Ce bilan prend en compte les performances des élèves à la fois en physique-chimie, SVT et technologie. La dernière évaluation avait été faite en 2018, et depuis, indique le ministère, les performances des élèves ne cessent de baisser. Entre 2018 et 2024, on observe en effet une baisse de 6 points.
A noter : pas de différence entre les garçons et les filles et la baisse s’observe « pour les élèves scolarisés dans tous les établissements sauf les plus favorisés socialement. »
Par ailleurs indique le bilan de la DEPP, en 2024, « la baisse du score moyen se concentre dans les établissements publics hors éducation prioritaire (- 8 points) ». A l’inverse, « le score moyen des élèves scolarisés dans les établissements privés ou en éducation prioritaire est stable par rapport à 2018. »

Hausse des élèves en grande difficulté

Le bilan montre entre autres que « la part des élèves dans les groupes de maîtrise les plus faibles augmente de 10 points de pourcentage depuis 2013 (15 % en 2013, 22 % en 2018 et 25 % en 2024). » Ce qui signifie donc qu’aujourd’hui 25% des élèves de 3ème sont en grande difficulté en sciences.

La proportion des élèves ayant les meilleurs résultats reste quant à elle stable à un niveau bas : 4% en 2024 et 5% en 2018.

Pour rappel, la dernière enquête PISA, qui vise à tester les compétences des élèves de 15 ans en lecture, sciences et mathématiques dans les pays de l’OCDE, avait également révélé une baisse spectaculaire du niveau des élèves français en mathématiques.

Toutes les disciplines scientifiques sont donc concernées par cette baisse. Pour les enseignants, qui réagissent sur X, rien de surprenant : baisse des horaires de sciences, problème du remplacement des enseignants… Sans oublier la suppression de la technologie en 6e.