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62% des établissements manquent d’au moins un enseignant

C’est le chiffre qui ressort de l’enquête, menée auprès des correspondants d’établissements du syndicat : « dans 62 % des établissements, il manque au moins un professeur sur un poste fixe ou un BMP » (« bloc de moyen provisoire », qui concerne des affectations de moins de 18 heures, et ne sont donc pas des postes à temps complets et définitifs ).

Le Snes-FSU souligne les inégalités entre différentes académies : par exemple, dans l’académie de Créteil, pas moins de 83% des établissements interrogés sont concernés par la pénurie d’enseignants. En Guyane, sur les 12 établissements interrogés, 80 postes n’ont pas été pourvus.

« Cette rentrée n’est pas réussie »

Au-delà du manque de professeurs, le syndicat alerte à travers le même communiqué sur les nombreux dysfonctionnements qui entourent ce début d’année – reprenant le hashtag #NotreVraieRentrée qui a émergé sur Twitter depuis le 1er septembre. Le Snes-FSU pointe notamment :

  • le manque de personnel autre qu’enseignant : CPE, assistants d’éducation, psychologues, AESH…
  • l’embauche de professeurs contractuels formés en vitesse, dont certains ont déjà annoncé leur démission
  • les affectations en urgence « au mépris de toute considération pédagogique »
  • des emplois du temps « à trous », qui ne prennent pas en compte les contraintes d’organisation de certains enseignants
  • les effectifs élevés de certaines classes

« Cette rentrée est celle de la pénurie et du bricolage. »

Snes-FSU

Le syndicat réclame « des mesures fortes pour revaloriser les personnels et améliorer leurs conditions de travail » et appelle les personnels à se mobiliser.

« Deux professeurs pour les cours de Français. Aucune n’est là, dommage! »

Et les enseignants témoignent sur les réseaux sociaux des difficultés rencontrées :