Dans un communiqué du 4 novembre, le Snes-FSU, syndicat majoritaire du second degré, appelle à une grève sanitaire dans les établissements scolaires le mardi 10 novembre, pour protester contre le protocole sanitaire actuel, absolument insuffisant, et dénoncé par les enseignants et les élèves sous le #Balancetonprotocole

Cet appel a été entendu par les syndicats enseignants, et l’intersyndicale FSU, FNEC-FP-FO, CGT Educ’action, SNALC, SUD Education et SNCL-FAEN lance aujourd’hui un préavis de grève pour le 10 novembre.

Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, lundi 2 novembre, des photos de cantines, de classes, de couloirs d’établissements scolaires bondés circulent sur les réseaux sociaux, et en Ile-de-France par exemple, Valérie Pécresse, présidente du conseil régional, prévenait dès lundi que « 60% des cantines ne pourraient pas, avec trois services comme aujourd’hui, accepter l’ensemble des enfants en respectant le protocole ».

Des blocus de lycées – mardi 3 novembre en particulier à Paris- et des grèves d’enseignants émaillent également cette semaine :

Le Snes-FSU exige dans son communiqué « des conditions sanitaires renforcées : demi groupes, agents supplémentaires, réorganisation de la demi-pension etc ».

Au lycée Berthelot de Pantin, après 3 jours de grève, les enseignants ont d’ailleurs déjà mis en place leur propre protocole sanitaire – contre l’avis de leur direction et du rectorat :

Sur BFM Paris, le 4 novembre, Grégory Thuizat, professeur de français et membre SNES-FSU de Seine-Saint-Denis, dénonçait également des conditions sanitaires déplorables, mettant en danger élèves, enseignants et familles. Pour lui, une telle situation s’apparente à « un véritable scandale d’État » :