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Le 14 juin, le président Emmanuel Macron avait annoncé la réouverture des crèches, écoles et collèges dès le lundi 22 juin, après une longue période de fermeture. Il avait alors mentionné que la présence se ferait « de manière obligatoire pour tous les élèves » car jusqu’ici le retour à l’école était sur la base du volontariat.

Pour répondre à cette attente, le ministre de l’Education nationale a dévoilé, quelques jours avant la rentrée, un nouveau protocole sanitaire avec des règles allégées. Parmi lesquelles l’utilisation du matériel de l’école et les jeux extérieurs ou encore les consignes de distanciation physique. En effet, l’ancien protocole, mis en place au moment du déconfinement le 11 mai dernier, ne permettait pas d’accueillir tous les élèves en classe. Par exemple, seuls 15 élèves pouvaient être présents par classe en école élémentaire et uniquement 10 en maternelle.

Une présence importante des collégiens « notamment dans les zones défavorisées »

Depuis le lundi 22 juin, plus de 80% des écoliers et près de 75% de collégiens ont repris le chemin de l’école « dans la plupart des académies », a annoncé Jean-Michel Blanquer. Des disparités sont néanmoins observées entre les territoires. C’est en ville que les élèves ont pu revenir dans leurs établissements le plus facilement, avec 85% des effectifs. Dans les zones rurales, le retour en classe a été plus compliqué à organiser. Des difficultés liées au protocole sanitaire persistent, en particulier dans les transports scolaires.

Le ministre de l’Education nationale a également souligné que « davantage de collégiens sont présents en classe, en cette fin de mois de juin, que les années précédentes à la même époque » et notamment « dans les zones défavorisées ». En effet, au collège, à cette période de l’année, les deux dernières semaines de juin sont moins fréquentées en raison de la tenue des épreuves du brevet. Or, cette année, suite à l’épidémie du coronavirus, cet examen a été annulé et validé en contrôle continu.

Sur Twitter, les internautes, peu convaincus par les chiffres annoncés par le ministère, n’ont pas manqué de réagir :