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Malgré la forte contestation de la communauté éducative, Edouard Geffray souhaite maintenir les stages de 3e et de seconde. Image : Getty

Plusieurs syndicats enseignants, dont la CGT Educ’action, ont demandé, via un communiqué, l’abrogation des stages d’observation de 3eme et de 2nde, suite à la mort d’un adolescent de 15 ans en stage le 17 avril. D’autres syndicats, tels que le SNUEP-FSU (principal syndicat de l’enseignement professionnel) ou SUD éducation, ont également demandé « la suppression » des stages de 3e et de seconde via des communiqués.

Les élèves de 3e, depuis 2005, et de seconde, depuis 2024, doivent en effet obligatoirement effectuer un stage d’observation de fin d’année en entreprise. Pour les élèves de 3e, ce stage est d’une durée de 5 jours, et pour les élèves de seconde, d’une durée de quinze jours. Cette année, le stage de seconde aura lieu du 15 au 26 juin 2026.

Des stages pas du tout encadrés

Instaurés au départ pour faire découvrir le monde professionnel aux élèves et, en seconde, pour contribuer à la reconquête du mois de juin, ces stages, outre le fait qu’ils peuvent malheureusement parfois conduire à des tragédies, sont globalement inutiles, comme le souligne Grégoire Ensel, vice-président de la fédération de parents d’élèves FCPE, dans une interview sur LCP. « Ce sont des stages qui ne sont pas du tout encadrés, notés, évalués, on envoie dans la nature ces lycéens » déplore-t-il ainsi.

Par ailleurs, tout au long de l’année, poursuit-il, le fait de devoir trouver un stage est source de stress pour les élèves et leurs parents. Et, pour les 600 000 lycéens concernés par ce stage, « c’est la foire à la débrouille ».

Edouard Geffray maintient les stages

Suite à la tragédie du 17 avril, Edouard Geffray s’est exprimé le 23 avril sur ICI Gironde, pour clarifier son point de vue à propos des stages en entreprise, auxquels il ne veut pas renoncer.
Pour lui, ils sont « un élément déterminant d’égalité des chances pour faire découvrir des métiers à des jeunes qui, sinon, ne les découvriraient pas et n’auraient pas les mêmes opportunités que les autres». Il a reprécisé sa position ce 28 avril sur LCP en indiquant que des mesures seraient prises pour sécuriser ces stages. Et qu' »en aucun cas un jeune ne pouvait être amené à faire un geste professionnel pendant un stage d’observation ».