
Ce vendredi 24 avril 2026, plusieurs syndicats, dont la CGT Educ’action, ont demandé, via un communiqué, l’abrogation des stages d’observation de 3eme et de 2nde. Cette demande fait suite à la mort d’un adolescent de 15 ans le 17 avril. Selon France Info, l’élève a perdu le contrôle d’un chariot élévateur ce qui a provoqué son décès immédiat. La CGT Educ’action a tenu à rappeler que ce genre d’accident n’était pas un fait isolé mais la conséquence d’un système mal encadré. D’une part, par les entreprises, d’une autre, par l’Education nationale. D’autres syndicats, tels que le SNUEP-FSU (principal syndicat de l’enseignement professionnel) ou SUD éducation, ont également demandé « la suppression » des stages de 3e et de seconde via des communiqués.
La CGT Educ’action a lancé un appel à la mobilisation le 28 avril, journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Le syndicat a appelé l’ensemble des personnels à rejoindre les initiatives locales afin de rappeler « qu’on ne doit pas mourir au travail ou lors d’un stage, qu’on soit salarié·es ou élèves ».
Des stages jugés « discriminatoires«
Il dénonce la position du ministre de l’Education nationale vis à vis des stages de 3eme et de 2nde. La CGT Educ’action lui reproche une prise de décisions sans concertations avec les organisations syndicales. Ceci fait référence aux aménagements suggérés par le ministre de l’Education nationale à la suite de l’incident. Selon le communiqué, ces aménagements consisteraient « à remplacer les stages dans une seule entreprise par des expériences plus courtes dans plusieurs structures ». Pour le SNUEP-FSU, le bilan que les élèves tirent de leurs stages est « très partagé, très mitigé ». Le syndicat dénonce également que « les stages ne sont plus de l’observation, mais que les jeunes sont considérés comme de la main d’œuvre, on le voit de plus en plus ».
Le 23 avril, Edouard Geffray s’est exprimé sur ICI Gironde, pour clarifier son point de vue à propos des stages en entreprise. Pour lui, ils sont « un élément déterminant d’égalité des chances pour faire découvrir des métiers à des jeunes qui, sinon, ne les découvriraient pas et n’auraient pas les mêmes opportunités que les autres». Un constat que refuse les syndicats, qui qualifient ces stages comme étant des leviers de discrimination sociales « à l’instar du marché du travail ». Ils dénoncent également une absence de plus-value pédagogique en plus de la dangerosité.








Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire – VousNousIls.fr 1 bis rue Jean Wiener – Champs-sur-Marne 77447 Marne-la-Vallée Cedex 2.