
Ce mardi 14 avril, Edouard Geffray a accordé un entretien à l’AEF. Dans celui-ci, il annonce qu’il n’y aura « aucune grande réforme à la rentrée prochaine« . Le ministre de l’Education nationale a justifié sa décision, déclarant qu’il ne souhaitait pas « étouffer les personnels sous un flot d’annonces et de mesures ». Il a également annoncé vouloir donner « un cap collectif » à l’ensemble du personnel.
Edouard Geffray s’est voulu rassurant vis-à-vis des organisations syndicales en expliquant qu’ils ne devraient pas « découvrir de nouveautés au dernier moment ». Dernièrement, le ministre s’était attiré les foudres des syndicats, et avait même reçu une carte postale de la part de ces derniers. Il précise que la circulaire de rentrée sera publiée au mois de mai prochain et qu’elle sera très courte.
« Concevoir une autre approche»
Le 8 avril dernier, la DEPP publiait un rapport sur la baisse démographique. Un chiffre a été particulièrement remarqué : à la rentrée scolaire 2035, il y aurait 1,7 million d’élèves en moins. Questionné à ce sujet, Edouard Geffray a indiqué qu’il fallait « concevoir une autre approche ». Le ministre de l’Education nationale veut conduire une politique territoriale de l’école, c’est‑à‑dire « articuler les dimensions d’aménagement du territoire et d’offre scolaire ». Début mars, une étude de l’Institut Politique avait mis en lumière une autre conséquence de la baisse démographique : la migration des élèves vers l’école privée. Si bien qu’en 2035, un enfant sur deux à Paris pourrait être scolarisé dans le privée.
Au cours de l’entretien, Edouard Geffray s’est défendu sur les reproches qu’il avait pu recevoir concernant les suppressions de postes. Il a avancé que ces suppressions étaient des conditions nécessaires au vue de la baisse démographique : « si aujourd’hui nous n’en supprimons aucun, dans sept ou huit ans nous n’aurons quasiment plus besoin de recruter de nouveaux enseignants ».
Des résultats pas avant 2029
Edouard Geffray a aussi été interrogé sur le plan « Collèges en progrès ». Lancé en janvier 2026, ce plan vise à aider 800 collèges en difficultés, en établissant un diagnostic et en proposant un accompagnement personnalisé. Le ministre a annoncé que les premiers résultats concrets seraient disponibles courant 2029.
Le locataire de la rue de Grenelle a indiqué que la première phase du dispositif était déjà finie « la quasi‑totalité des collèges ont déjà utilisé une demi‑journée ou une journée banalisée pour partager et comparer les résultats des évaluations ». Il a poursuivi, indiquant que le temps était désormais à la « phase d’expression des besoins ». Les établissements doivent à présent dresser une stratégie qui comprend notamment la formation, l’accompagnement médico‑social, ainsi que les fonds sociaux.
Concernant ces derniers, Edouard Geffray a annoncé qu’il souhaitait réorienter 25 millions d’euros non consommés chaque année sur certains des 756 collèges qui sont dans des situations sociales difficiles.








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