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Après une réouverture des écoles primaires et maternelles le 26 avril, c’était au tour des collégiens et lycéens de retrouver leurs salles de classe ce lundi 3 mai, après 4 semaines de fermeture. Une rentrée qui s’est effectuée dans des conditions particulières  et avec un changement majeur :  après plusieurs mois d’interdiction, la pratique de l’éducation physique et sportive en intérieur « est de nouveau autorisée sur l’ensemble du territoire » au même titre que les activités périscolaires, note le ministère de l’Education nationale dans sa foire aux questions mise à jour le samedi 1er mai. Néanmoins, « les activités physiques en extérieur ainsi que les activités « de basse intensité » en intérieur permettant le port du masque dans les gymnases sont à privilégier notamment dans les départements faisant l’objet de mesures de freinage renforcées », précise-t-il.

L’usage des vestiaires, à éviter

Le lendemain de la mise à jour de sa foire aux questions, le ministre de l’Education a confirmé cette réouverture dans une interview accordée au JDD. « Malgré les craintes, la reprise en primaire s’est bien passée. Et nous autorisons à nouveau les cours d’EPS en intérieur à partir de lundi. Cette crise sanitaire ne doit pas nous détourner de nos préoccupations pédagogiques », avait-il déclaré.

Même si les gestes barrières devront être appliqués lors des cours d’EPS, le port du masque ne sera pas obligatoire, y compris en intérieur. Une distanciation physique de deux mètres entre chaque élève devra néanmoins être respectée. « Seuls les sports permettant de respecter cette distanciation peuvent être pratiqués », insiste le ministère. En ce qui concerne l’usage des vestiaires, il est demandé aux élèves de se rendre en cours d’EPS « dans la mesure du possible » déjà « vêtus d’une tenue adaptée à l’activité physique », et ainsi d’éviter ce lieu.

Ce nouveau protocole sanitaire autorisant la pratique sportive intérieure a été connu tardivement par la communauté éducative, agacée de ces changements de dernière minute :

« Je crois que la capacité d’adaptation des profs d’EPS a été pleinement exploitée cette année ! On en est rendu à 6 ou 7 modifications, explique un professeur sur France Inter. « On a effectivement été surpris par ce changement assez rapide de protocole étant donné qu’on venait tout juste d’en recevoir un nouveau pour le mois d’avril et que toutes les équipes d’EPS, dans tous les établissements, avaient reconstruit des programmations en fonction de ce nouveau protocole », confie de son côté un autre enseignant, toujours sur France Inter.