Malgré les mesures de confinement et les revendications d’élèves et d’enseignants, les lycées resteront bien ouverts. C’est ce qu’a annoncé Jean-Michel Blanquer ce jeudi 12 novembre lors d’une conférence de presse menée par Jean Castex sur la situation sanitaire du pays.

Le ministre de l’Éducation nationale a abordé le problème des lycéens, qui ont beaucoup manifesté ces derniers jours pour réclamer un protocole sanitaire plus strict.
Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, de nombreux enseignants s’étaient plaints des conditions sanitaires. Sur les réseaux sociaux, des images de classes, de cantines et de gymnases bondés avaient beaucoup fait réagir. Mardi 10 novembre, plusieurs syndicats ont effectué une journée de grève nationale dans les établissements scolaires pour réclamer un renforcement des mesures sanitaires. La semaine dernière, un premier renforcement du protocole sanitaire dans les lycées avait été annoncé par le ministre. De plus, les épreuves communes de première et de terminale ont été annulées au profit du contrôle continu.

« La présence à 100% reste souhaitable »

Mais ce jeudi lors de la conférence de presse, 13 jours après le début du nouveau confinement national, Jean-Michel Blanquer a déclaré que ce dispositif n’allait pas évoluer.

Il a affirmé que ces établissements resteront ouverts avec le maintien de l’actuel protocole sanitaire mais l’enseignement à distance pourra davantage être utilisé. Jean-Michel Blanquer a toutefois demandé aux chefs des établissements de faire en sorte « qu’au minimum 50% du temps scolaire de l’élève se déroule dans le lycée d’ici à la fin de l’année civile afin de garantir le maintien d’un lien fort avec la classe ». Il a néanmoins déclaré que « la présence à 100% reste souhaitable », ajoutant que « si la configuration des classes ou tout autre raison ne le permet plus, alors chaque établissement peut mettre en place des solutions hybrides ».

1,2 million de tests antigéniques déployés

Enfin, le ministre de l’Education a annoncé qu’il « y aura plus de dépistage des personnels travaillant dans nos établissements scolaires ». 1,2 million de tests antigéniques vont être déployés pour l’Éducation nationale. Ils seront d’abord destinés aux personnels de l’Education nationale (enseignants, administratifs, surveillants) et pratiqués par « les infirmières scolaires sur la base du volontariat, qui seront éventuellement assistées des associations de protection civile ou d’étudiants en santé ».