Une salle de classe vide © Capture d’écran France 3 régions

A une semaine de la fin des vacances de la Toussaint, le ministre de l’Education a fait le point dans un entretien au JDD sur l’hommage prévu à Samuel Paty le 2 novembre dans les établissements scolaires. Il a évoqué un « cadrage clair » pour répondre à l’inquiétude des enseignants sur la rentrée du 2 novembre. Ce terme a été mal reçu par la communauté éducative.

« C’est une ignorance de ce qu’est le métier d’enseignant »

Pour Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU, le terme « cadrage » du ministre de l’Education montre en effet « une ignorance de ce qu’est le métier d’enseignant », a-t-elle dénoncé sur FranceInfo ce 25 octobre. « Le ministre précise fortement le dispositif », alors que les syndicats avaient « demandé au ministre un cadrage sur les objectifs (…) Il faut donner des outils mais laisser les enseignants choisir les supports pédagogiques les plus pertinents par rapport à leurs élèves, les laisser exercer leur liberté pédagogique, comme le faisait Samuel Paty », a estimé Frédérique Rolet.

Selon la secrétaire générale du SNES-FSU, les enseignants « attendent de voir ce que vont dire aussi les élèves. Si certains posent des questions, il faudra effectivement en parler avec eux mais pas forcément en leur assénant une leçon sur les valeurs de la République ou la laïcité. »

Les enseignants ont, eux aussi, mal réagi au « cadrage » évoqué par Jean-Michel Blanquer pour la rentrée du 2 novembre. Ils déplorent notamment un manque de confiance de l’Education nationale et n’ont pas hésité à le faire savoir sur les réseaux sociaux :

https://twitter.com/nathounut/status/1320668897520005123
https://twitter.com/LeCasRendash/status/1320301575714312193