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Dans un communiqué commun, publié mardi soir, les organisations syndicales ont décidé de poursuivre le mouvement par des actions locales « le 19 décembre et ce, jusqu’à la fin de l’année ». Elles prévoient l’absence de trêve « jusqu’au retrait » du projet de réforme des retraites. Toutefois, les syndicats n’ont pas encore appelé à une autre journée de mobilisation nationale, après celle d’hier qui a rassemblé entre 615.000 et 1,8 million de manifestants dans toute la France.
« Sans réponse du gouvernement dans les heures qui viennent », les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires à l’origine du mouvement de grève, « décideront des suites nécessaires, au-delà du mois de décembre. », conclut le communiqué de presse.

62% des Français soutiennent la grève

Mardi 17 décembre, à l’appel de l’intersyndicale, une mobilisation nationale a eu lieu contre le projet de réforme des retraites. Selon le SNUipp-FSU, un enseignant sur deux était en grève. « Pour la deuxième fois après la journée de grève historique du 5 décembre dans les écoles, la mobilisation est inédite dans le premier degré. Elle montre la détermination des personnels et leur exigence d’abandon de la réforme des retraites », écrit le syndicat dans son communiqué.

Le ministère de l’Éducation nationale avait, quant à lui, annoncé un taux de grévistes de 25% dans le premier degré et de 23.32% dans les collèges et lycées. Un chiffre bien supérieur pour le SNES-FSU qui comptabilise 65% de professeurs en grève dans le second degré.  

Cette journée d’action nationale de mardi 17 décembre, marquée par des manifestations dans les rues et des transports fortement perturbés, est la troisième depuis le 5 décembre. Malgré un pays paralysé depuis presque deux semaines, le soutien des Français face à cette grève ne faiblit pas. Selon un sondage Harris Interactive pour RTL et AEF Info, ils sont 62% à soutenir le mouvement de grève, bien que 69% souhaiteraient une « trêve de Noël ».