Les outils d’IA sont désormais utilisés par de nombreux élèves et étudiants. Image : Getty

L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les pratiques d’apprentissage. Résumé de textes, recherche d’idées ou aide à la rédaction : les outils d’IA sont désormais utilisés par de nombreux élèves et étudiants. Cette diffusion rapide pose toutefois un défi aux établissements d’enseignement, qui peinent encore à définir un cadre précis.

L’exemple d’une étudiante de Panthéon-Sorbonne

Le sujet a été récemment illustré par le cas d’une étudiante de la Sorbonne. La Présidente de l’université a décidé d’engager des poursuites disciplinaires contre une étudiante en master 2. Il lui était reproché d’avoir utilisé les services d’une intelligence artificielle pour rédiger son mémoire de stage de fin d’études.

Mais l’étudiante a finalement obtenu gain de cause devant la justice. Les juges ont estimé qu’aucune règle interne de l’université n’interdisait explicitement l’usage de ces outils pour ce type de travail.

Une première réponse des universités

A la suite de cette affaire, l’établissement a pris des mesures. Une charte des usages de l’intelligence artificielle a été adoptée pour les étudiants en droit afin de préciser les conditions d’utilisation de ces outils.

Une étude Ipsos publiée en février 2026 confirme l’ampleur du phénomène. Selon cette enquête menée auprès d’étudiants d’une école d’ingénieurs, 94% d’entre eux ont déjà utilisé une intelligence artificielle, et près d’un sur deux y a recours quotidiennement. Beaucoup s’en servent pour comprendre des notions complexes, préparer des révisions ou reformuler des textes. Un étudiant sur deux estime même qu’il lui serait désormais difficile de s’en passer.  

Pour de nombreux spécialistes du numérique et de l’éducation, il devient désormais urgent que les collèges, lycées, et universités établissent des règles explicites. L’objectif n’est pas forcément d’interdire l’intelligence artificielle, mais d’en encadrer l’usage afin d’en faire un outil pédagogique tout en préservant l’intégrité des devoirs ou travaux universitaires.