Tous les élèves, du CE2 à la terminale, sont concernés. Le dispositif vise à identifier les situations de harcèlement. Image : Getty

Le questionnaire d’auto-évaluation sur le harcèlement scolaire débutera à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, organisée le jeudi 5 novembre. Les établissements disposeront ensuite d’un mois pour organiser cette démarche, jusqu’au 11 décembre.

Tous les élèves, du CE2 à la terminale, sont concernés. Le dispositif mis en place depuis novembre 2023, vise à identifier les situations de harcèlement et à mieux connaître le climat scolaire. Les élèves peuvent renseigner leur nom et leur prénom s’ils souhaitent être identifiés. Cette mention reste facultative.

La grille est complétée sous la responsabilité d’un enseignant. Les responsables légaux doivent être informés de la démarche en amont.

Des situations individuelles examinées par les équipes éducatives

Les questionnaires sont ensuite examinés par les personnels désignés par le directeur d’école ou le chef d’établissement. Lorsqu’une réponse nominative laisse apparaître une situation susceptible de relever du harcèlement, l’élève concerné doit être reçu en entretien par un membre du personnel désigné.

Les réponses anonymes peuvent également permettre de repérer des difficultés collectives. Si une grille non nominative révèle une situation susceptible de relever du harcèlement, une action d’information et de sensibilisation doit être organisée dans la classe ou l’établissement.

Les résultats de la précédente enquête publiés en juin

Les derniers résultats disponibles portent sur la campagne organisée en novembre 2025. Selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens étaient identifiés comme étant en situation de harcèlement scolaire.

D’autres élèves présentaient des situations intermédiaires nécessitant une vigilance particulière. C’était le cas de 13 % des élèves du premier degré, de 6 % des collégiens et de 5 % des lycéens.

Publiés le 9 juin 2026, ces résultats constituent un point de comparaison pour la nouvelle campagne d’auto-évaluation.

pHARe, concours « Non au harcèlement » : les autres actions de prévention

Cette campagne s’inscrit dans le cadre du programme pHARe, généralisé à l’ensemble des écoles, collèges et lycées. Celui-ci prévoit notamment dix heures d’apprentissage par an consacrées à la prévention du harcèlement et au développement des compétences psychosociales. Des équipes de personnels sont également formées pour repérer et prendre en charge les situations signalées. Dans les collèges et les lycées, des élèves ambassadeurs participent aussi à la sensibilisation de leurs camarades.

Un concours pour mobiliser

Le ministère organise par ailleurs le prix « Non au harcèlement ». Ouvert aux élèves du CP à la terminale, ce concours les invite à réaliser une affiche ou une vidéo pour sensibiliser au harcèlement et au cyberharcèlement. Pour l’édition 2026-2027, les établissements ont jusqu’au 29 janvier 2027 pour transmettre leurs productions.

D’autres actions rythment l’année scolaire, notamment la Journée nationale de lutte contre le harcèlement et le Safer Internet Day, consacré à la sensibilisation aux usages du numérique. Les élèves et leurs familles peuvent également contacter le 3018, un numéro gratuit, anonyme et confidentiel, accessible sept jours sur sept, de 9 heures à 23 heures, pour obtenir de l’aide ou signaler une situation de harcèlement.