Une plateforme de concertation va être lancée dans les prochains jours pour permettre aux lycéens d’exprimer leurs revendications. Image : Getty

Alors que des organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à de nouveaux blocages d’établissements ce 1er octobre, le ministre de l’Education nationale a dévoilé, lors d’un point presse, des mesures pour « examiner les demandes » des lycéens et « apporter des réponses ».

Un « événement de restitution national » des revendications lycéennes

Edouard Geffray a tout d’abord annoncé le lancement, le lundi 5 octobre, d’une « grande plateforme de concertation à laquelle tous les lycéens, soit à titre individuel, soit à titre collectif » pourront contribuer et « faire part de toutes leurs demandes, leurs inquiétudes, leurs angoisses, leurs incompréhensions, leurs revendications, de manière territorialisée ».

Selon le ministre, cela permettra ensuite « à tous les recteurs d’académie, dans les semaines qui suivront, de travailler avec eux sur la base d’une collecte exhaustive de ces demandes ». Il a également précisé qu’un « événement de restitution national » sera organisé pour « apporter des réponses structurées, dans un cadre démocratique ».

Des cours assurés à distance lorsque l’accès au lycée est impossible

Le ministre a, en outre, demandé aux chefs d’établissements, de réunir les conseils de vie lycéenne « partout où c’est nécessaire ». Ces derniers sont également invités à convoquer un conseil d’administration extraordinaire, « associant représentants des personnels, des lycéens et élus locaux », pour examiner les demandes au niveau de chaque établissement.

Au niveau académique, les recteurs devront réunir, quant à eux, les conseils académiques de la vie lycéenne, pour « discuter avec les lycéens, identifier leurs demandes, et voir comment il est possible d’y répondre ».

En milieu de journée, le ministre a réagi aux nouveaux heurts survenus dans le cadre des blocages d’établissements, qualifiant les violences commises « d’une extrême gravité ». Il a demandé que « les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l’accueil des élèves en toute sécurité », des décisions prises « au cas par cas par les chefs d’établissement, en lien avec les autorités académiques ».

Une annonce qui, sur les réseaux, a fait réagir des enseignants jugeant la mesure irréaliste.