Ce jeudi 1er octobre, la situation reste critique avec 27 lycées perturbés à Paris, ainsi que des blocages à Pantin, Strasbourg, Lille et Nantes. Le mouvement s’étend désormais aux universités où les étudiants rejoignent la mobilisation. Pour tenter d’éteindre l’incendie, le ministre de l’éducation nationale Édouard Geffray réunit d’urgence les conseils de la vie lycéenne sous 48 heures. Une plate-forme sera également mise à la disposition des élèves à partir de lundi.

Après la journée du 29 septembre, le bilan est lourd : 416 lycées perturbés et 440 interpellations partout en France. Les violences ont déjà fait 119 blessés parmi les élèves et le personnel. Face au chaos, l’UNSA Éducation exige des actions strictement pacifiques, tandis que la FSU dénonce la brutalité des interventions policières.

Les lycéens alertent sur le manque criant de moyens humains et financiers dans les établissements scolaires. Ils dénoncent des bâtiments délabrés, des classes surchargées et des pénuries de professeurs. Dans un établissement sur deux, les équipes de surveillants sont même réduites de moitié.