Pour le SNPDEN-Unsa, il faudrait avant tout « débloquer des moyens pour avoir un professeur devant chaque élève ». Image : Getty

Au lendemain de la journée de mobilisation lycéenne du mardi 6 octobre, une nouvelle journée d’action est prévue pour le jeudi 8 octobre 2026.

Les syndicats Snes-FSU, CGT, FO, Sud et UNSA ont également appelé à la grève jeudi en soutien aux lycéens, indique BFM.

Pour les syndicats enseignants FSU, « le gouvernement n’a toujours pas répondu aux attentes des lycéennes et des lycéens. » Ils estiment donc qu’il faut poursuivre le mouvement, d’autant que la journée du 6 octobre a été une réussite. On a recensé en effet dans les rues 266.000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, 450.000 manifestants selon les organisateurs.

Pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, les propositions du gouvernement en réponse aux revendications des lycéens sont « décalées et hors-sol ».

Des échanges avec les élèves impossibles à mettre en place

Le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray a en effet lancé une plateforme pour que les lycéens puissent s’exprimer. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a de son côté annoncé hier soir que les cours seraient suspendus et banalisés en vue de temps d’échanges avec les élèves jusqu’à la fin de la semaine.

Mais pour Nicolas Bonnet, proviseur de lycée, et secrétaire national du SNPDEN-Unsa, il faudrait surtout « débloquer des moyens pour avoir un professeur devant tous les élèves au retour de la Toussaint. » Le ministre de l’Education nationale s’est en effet engagé à « apporter une réponse dans les huit jours » aux lycées ayant « des difficultés » pour remplacer des professeurs absents, rappelle ainsi France Info.

Dans un communiqué, le SNPDEN-Unsa affirme par ailleurs que « banaliser des cours pour échanger avec les élèves,
sur simple annonce du Premier ministre, est irréalisable. » Le syndicat, bien qu’attaché à la démocratie scolaire, dénonce « une annonce totalement improvisée et ambiguë qui met les établissements et tous les collègues en très grande difficulté. »