La mobilisation lycéenne continue, avec un Acte V prévu pour ce mardi 13 octobre. Image : Getty

A la veille d’une nouvelle journée de mobilisation nationale du mouvement des lycéens, les blocus d’établissements se poursuivent ce lundi 12 octobre. « De nouveaux blocages d’établissements, aussi bien des lycées que des universités, sont attendus aujourd’hui notamment à Paris, Nantes, Marseille ou encore Brest » indique ainsi BFM.

L’Acte V de la mobilisation lycéenne de ce mardi 13 octobre est soutenu par une large intersyndicale.

Les blocus lycéens sont en cours depuis le 28 septembre, et la dernière grande mobilisation remonte à jeudi 8 octobre, pour son acte IV.

Depuis le début de la mobilisation, 215 élèves et près de 800 policiers et gendarmes ont été blessés d’après le gouvernement. Suite à la journée de mobilisation du jeudi 8 octobre, Edouard Geffray ministre de l’Education nationale, a par ailleurs déploré que plus de 100 personnels éducatifs ont été blessés.

Des TZR affectés sur une autre discipline

Afin de tenter d’apaiser la situation, suite à l’Acte IV de la mobilisation, le ministre Edouard Geffray avait promis le déploiement en urgence de 3000 professeurs remplaçants dans les établissements les plus en difficultés. Il s’agit en fait du déploiement d’enseignants TZR, encore non affectés, qui seront, pour la première fois, affectés non pas par discipline, mais par établissement. Benoît Bonaimé, recteur de l’académie d’Amiens, explique ainsi, sur France Info, qu’avant « on travaillait par discipline (maths, anglais, français…), maintenant on travaille par établissement », c’est-à-dire qu' »on identifie les établissements où il y a le plus de problèmes de remplacements qui se concentrent, et c’est sur ces établissements qu’on agit avec ces moyens complémentaires que le ministre a annoncés. »

Concrètement donc, un enseignant TZR de maths pourra remplacer un enseignant de philo ou de langues… « Si on a besoin d’un enseignant de français et que c’est un TZR d’espagnol qui est disponible, ça va être techniquement compliqué », illustre Olivier Beaufrère, secrétaire national du SNPDEN, sur L’Etudiant.

A ce jour, cette mesure peine à se mettre en place, et d’après Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, le vivier de remplaçants est déjà quasiment épuisé, rapporte BFM.

Ce lundi 12 octobre, le gouvernement indique néanmoins que ce déploiement est en cours.

76 500 contributions de lycéens sur la plateforme dédiée

Par ailleurs, Sébastien Lecornu, Premier ministre, a indiqué que la plateforme de consultation nationale des lycéens Agora, lancée le 6 octobre, a recueilli plus de 76 500 contributions.