
Deux tiers des établissements (69%) du secondaire ont fait leur rentrée avec au moins un personnel manquant. C’est ce que révèle une enquête du SNES-FSU, publiée ce lundi 7 septembre. Le syndicat dénonce une « pénurie généralisée ». Il indique que ces résultats sont la conséquence de choix politiques qui ont asphyxié le service public de l’Éducation. Enseignants, personnels de vie scolaire, administratifs ou médico-sociaux : pour le SNES-FSU, les manques touchent l’ensemble du second degré.
Interrogé sur la rentrée la semaine dernière, le ministre de l’Éducation nationale avait pourtant promis que les absences resteraient extrêmement marginales. Une déclaration qui avait rapidement été remise en cause par Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU. Elle indiquait ne pas partager l’optimisme du ministre et rappelait que 440 postes n’avaient pas été pourvus dans le second degré.
Ce chiffre, bien qu’élevé, est néanmoins en baisse par rapport à l’année précédente : en 2025, il concernait 73 % des établissements. Le SNES précise toutefois que ces résultats sont trompeurs, car l’année 2026 est transitoire en raison de la coexistence des deux concours.
Il manque au moins un professeur dans 53% des établissements
Si l’on regarde d’un peu plus près, il manque au moins un professeur dans plus de la moitié des établissements publics (53 %). Toutes les académies sont touchées, mais la pénurie est plus marquée dans certaines d’entre elles.
Dans l’académie de Versailles, ce sont ainsi plus de 70 % des établissements où il manque au moins un professeur. Les académies de Toulouse (66,7 %), Nantes (61,7 %) et Créteil (61,1 %) sont aussi très touchées. La situation est moins tendue à Amiens, avec 23,1 % des établissements concernés, ou encore à Reims, avec 26,3 %.
Enfin, concernant les disciplines, la situation est particulièrement tendue en mathématiques, en français, en physique-chimie ou encore en anglais.
« La crise de l’école inclusive se confirme »
Les problèmes de recrutement ne concernent pas uniquement le corps enseignant. Il manque au moins un AESH dans 17 % des collèges et des lycées. Il manque également un psychologue scolaire dans 16 % des établissements. Pour le syndicat, c’est la preuve que la crise de l’école inclusive se confirme.
Le SNES-FSU regrette que le métier de Psy-EN ne soit plus attractif, « à l’heure où le ministère et le gouvernement font de la santé mentale une grande cause nationale ». Le syndicat dénonce des conditions de travail dégradées ainsi qu’une accumulation des missions.
Quant aux AESH, le SNES-FSU réaffirme l’urgence de leur créer un statut. Une condition nécessaire, selon le syndicat, pour que ces personnels puissent sortir de la précarité et obtenir la reconnaissance de leur métier.








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