
Au cours d’un entretien à La Montagne, ce mardi 30 juin, le ministre de l’Education nationale a fait connaitre son enthousiasme vis-à-vis des recrutements de professeurs. Il a affirmé avoir « fortement réduit le nombre de postes non pourvus » et a ajouté que sur ce sujet l’Éducation nationale était en train de « remonter la pente » et que « la courbe serait en train de s’inverser ».
Le ministre de l’Éducation nationale a indiqué ne pas avoir les chiffres exacts mais a donné l’exemple de l’académie de Créteil. « C’est une académie en tension depuis des années, et pour la première fois cette année, le concours y a fait le plein de professeurs des écoles » a-t-il détaillé.
Une attractivité retrouvée
Ce succès retrouvé est principalement dû à la nouvelle formule de recrutement des professeurs. Instaurée cette année, elle permet désormais aux étudiants de niveau Bac+3 (licence) de postuler au concours. Auparavant, les candidats devaient obtenir le niveau Bac+5 (master) pour pouvoir se présenter au concours de recrutement des professeurs. Pour rappel, les deux concours cohabiteront encore pendant deux ans pour permettre à ceux déjà engagés dans un master de se présenter à l’épreuve.
Autre nouveauté, les candidats qui obtiennent le concours à bac+3 peuvent ensuite intégrer un master en apprentissage avec un statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré. Une nouvelle méthode, qui selon Edouard Geffray, participe à un regain d’attractivité et permet une « entrée dans le métier beaucoup plus progressive et sécurisée ».
Enfin, la création d’une nouvelle licence intitulée « professorat des écoles » a également permis d’attirer de nombreux étudiants. Selon le ministre, près de 87.000 candidatures ont été déposées pour 8.000 places disponibles. Pour le ministre, l’objectif est clair : « reconstruire une véritable filière ».
Image d’accueil : Getty








C’est bien facile de dire qu’il y a moins de postes à pourvoir vu que beaucoup de postes ont été supprimés… De plus, les élèves passant le concours n’iront peut-être pas au bout du master en voyant comment on est traités. Ce n’est pas pour rien que le taux de rétention est très mauvais chez les profs. Le problème n’est pas de trouver des gens pour passer le concours. Le problème est de les garder !