
À la rentrée 2025, le service hebdomadaire moyen d’un enseignant exerçant dans un établissement du second degré (formations post-bac comprises) est de 18 heures et 30 minutes. Ce chiffre est issu d’une note d’information de la Depp sur le service des enseignants dans le second degré.
Selon cette note, les heures d’enseignement devant les élèves représentent la majeure partie de ce service hebdomadaire (17,6h). À savoir que le temps de service ne prend en compte qu’une partie du temps de travail des enseignants. À titre d’exemple, le temps passé à préparer des cours ou à corriger des copies ne rentre pas dans ce cadre.
Les enseignants en Segpa ou en lycée professionnel font, quant à eux, plus d’heures d’enseignement (respectivement 19,5 h et 19 h). Enfin, les professeurs de collège REP+ font moins d’heures de cours que dans les autres collèges (17,1 h), cependant leur charge hebdomadaire totale est parmi les plus élevées (19,5 h).
7 enseignants sur 10 font des HSA
Toujours d’après la note, le service moyen hebdomadaire comprend également 1,7 heure supplémentaire annualisée (HSA). Une HSA représente une heure d’enseignement au-delà des obligations réglementaires de service (ORS), effectuée tout au long de l’année scolaire. Selon la note d’information, 73 % des enseignants en font. Par ailleurs, les hommes en font plus fréquemment que les femmes et, quand ils en font, ils en réalisent davantage.
Des missions en complément
En complément du service hebdomadaire, les enseignants peuvent effectuer des missions complémentaires grâce au Pacte enseignant. Instauré en 2023, le Pacte enseignant permet d’attribuer aux personnels de l’Education nationale volontaires un complément de rémunération en contrepartie de missions supplémentaires.
En 2025, 27 % des enseignants du service public se sont engagés dans le Pacte contre 50 % dans le secteur privé sous contrat. À présent, si l’on regarde du côté des missions effectuées, la note indique que le remplacement de courte durée est la mission dans laquelle les enseignants s’engagent le plus fréquemment (18 %). Elle est suivie du dispositif « Devoirs faits » (9 %).
En 2024, 70 % des enseignants déclaraient adhérer au Pacte enseignant, dû aux faibles salaires.








Bien plus que 18h de service
Après une carrière dans le privé et l’entrepreneuriat, j’enseigne depuis près de 10 ans. Officiellement, mon service est de 18h de cours par semaine. Dans les faits, j’en assure 21h en moyenne, auxquelles s’ajoutent au minimum 10h de préparation, de correction et d’évaluation.
Mais ce n’est pas tout : il faut aussi compter le temps consacré à la préparation des activités pratiques**, au rangement et à la réparation du matériel (souvent endommagé par les élèves), à la création d’activités ludiques intégrant les nouvelles technologies, sans oublier les réunions administratives, les conseils de classe et autres obligations chronophages.
Présenter le bilan des enseignants en se limitant à ces fameuses 18h de service, ou en évoquant les HSA (heures supplémentaires annualisées) et missions supplémentaires comme des avantages, c’est entretenir l’idée fausse que nous serions des privilégiés avec des vacances et un temps de travail réduit. La réalité est bien différente.
Pour ne rien arranger, ces heures supplémentaires (HSA, missions, etc.) ne comptent pas pour la retraite, mais bien pour les impôts. Cherchez l’erreur.