Les organisations syndicales estiment que les premières annonces gouvernementales ne répondent pas aux besoins de l’École. Image : Getty

Le SNES-FSU et la FSU-SNUipp appellent les personnels à faire grève jeudi 5 novembre. Cette journée s’inscrit dans une mobilisation interprofessionnelle pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.

Les organisations syndicales veulent peser sur les discussions autour du budget 2027. Elles estiment que les premières annonces gouvernementales ne répondent pas aux besoins de l’École et dénoncent notamment la suppression prévue de 1 588 postes d’enseignants et l’insuffisance des mesures sur le pouvoir d’achat.

Cette journée du 5 novembre marque une convergence forte, associant la grève des personnels à la mobilisation des lycéens et étudiants qui bloquent les établissements pour réclamer un plan d’urgence pour l’éducation. Quelques mesures ont néanmoins été présentées par le gouvernement lundi 26 octobre pour répondre aux revendications lycéennes.

Les salaires en priorité

Du côté des syndicats de l’Éducation nationale, ils dénoncent une perte historique de pouvoir d’achat et réclament le dégel et une augmentation significative du point d’indice des fonctionnaires. Ils exigent aussi des mesures salariales et catégorielles immédiates sans contreparties, ainsi qu’une revalorisation globale des carrières.

De ce fait, les syndicats enseignants s’opposent fermement aux dispositifs comme le « Pacte enseignant », qui imposent des missions supplémentaires pour espérer augmenter les rémunérations, dénonçant la logique du « travailler plus pour s’épuiser plus ».

Des moyens pour l’École

En matière de moyens, les organisations demandent l’annulation des suppressions de postes prévues dans le projet de budget 2027, dans le premier comme dans le second degré. Elles réclament des recrutements statutaires massifs à la hauteur des besoins des établissements pour combler le manque d’enseignants.

En plus de la grille nationale de rémunération pour les assistants d’éducation (AED) et du plan de titularisation des personnels contractuels, les syndicats, dont le SNES-FSU, exigent la création d’un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap).

Le statut des AESH

Cette demande a connu une avancée majeure ces derniers jours. Le 29 octobre, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi en ce sens. Le texte a recueilli 166 voix pour, 16 contre et 123 abstentions.

Le SNES-FSU a salué cette adoption dans son communiqué « AESH : une nouvelle avancée, amplifions la mobilisation pour gagner le statut ! ». Le syndicat considère toutefois que le combat n’est pas terminé. Le texte doit encore être examiné par le Sénat.

Les suites du mouvement

Les syndicats appellent les personnels à participer aux grèves et aux manifestations organisées le 5 novembre prochain. Ils demandent également à rencontrer le Premier ministre pour lui présenter leurs revendications.

Les organisations prévoient de se réunir après cette journée de jeudi pour en dresser le bilan et préparer la suite de la mobilisation.