Article publié le 29 octobre, mis à jour le 30
Alors que la mobilisation lycéenne ne faiblit pas et qu’une nouvelle journée de manifestation est prévue pour le samedi 31 octobre, le chef de l’Etat, invité par HugoDécrypte, a appelé les jeunes à reprendre les cours lundi et à cesser les blocus.
Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a également appelé jeudi 29 octobre, à la reprise des cours : ce qui indique-t-il sur France Info, « ne veut pas dire » qu’il « demande aux étudiants d’abandonner leurs revendications » mais qu’il réclame « l’arrêt des blocages et des violences ».
« Cet après-midi (ce jeudi 29 octobre ndlr), on réunit les régions, les associations lycéennes et les élus lycéens » indique par ailleurs Édouard Geffray, ministre de l’Education nationale sur LCI.
🔴 Mobilisation lycéenne 🗣️ "Cet après-midi, on réunit les régions, les associations lycéennes et les élus lycéens" : Édouard Geffray 📺 L’interview d’@Acarrouer https://t.co/UVlNkOkH8Y
— LCI (@LCI) October 29, 2026
Les proviseurs inquiets pour la rentrée
Dans une interview sur RMC ce vendredi 30 octobre, Carole Zerbib, proviseure dans un lycée à Paris et membre du syndicat SNPDEN-Unsa, se montre inquiète pour la rentrée des vacances de la Toussaint :
🔴 Reprise des cours / Lycées : "On est très inquiets", confie Carole Zerbib, proviseure dans un lycée à Paris et membre du syndicat SNPDEN-Unsa #ApollineMatin https://t.co/gB2YYWRpFL
— RMC (@RMCInfo) October 30, 2026
Elle n’est pas sûre que les cours pourront reprendre normalement, puisque les organisations lycéennes appellent à poursuivre la mobilisation, et alerte aussi sur le fait la profession, en première ligne face aux violences, est « sur les rotules ». Carole Zerbib indique en effet que les chefs d’établissement sont tellement épuisés qu’une alerte sociale a été déposée par son syndicat juste avant les vacances. Elle alerte aussi sur le risque de décrochage scolaire qui menace les élèves les plus fragiles qui ne pourraient pas aller en cours s’ils le souhaitent, à cause de la poursuite des blocages des établissements.
« Nous vous devons des réponses concrètes »
Les organisations lycéennes et les syndicats enseignants ont fait part de leur mécontentement suite aux annonces du gouvernement lundi 26 octobre pour répondre aux revendications de la mobilisation lycéenne.
Un débat est par ailleurs en cours pour la réforme de Parcoursup.
Dans un post sur X le 29 octobre, Sébastien Lecornu, Premier ministre, défend et détaille toutes les mesures annoncées par le gouvernement :
Depuis plusieurs semaines, les lycéens et les étudiants nous interrogent sur la place que notre pays leur prépare. Nous leur devons des réponses concrètes. Nous avons écouté, avec méthode, sans filtre. Plus de 100 000 contributions, venues de près de 3 000 lycées, ont été recueillies. Les mesures annoncées répondent à ces attentes : – Des classes de seconde plafonnées à 28 élèves dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, puis en 2028 dans tous les lycées publics. – 500 postes supplémentaires de professeurs et 500 postes de psychologues, d’infirmiers et d’assistants sociaux. – 1 milliard d’euros investis par l’État dans les bâtiments universitaires et 4 milliards de prêts à taux préférentiels aux régions pour rénover les établissements scolaires. – Une pause déjeuner d’une heure garantie. – 15 000 places supplémentaires dans le supérieur en 2027 et 2028. – Des bourses qui suivront l’inflation dès la rentrée 2027. Parcoursup sera remplacé pour la campagne 2028. Dès la campagne 2027, les critères d’admission devront être compréhensibles et chaque refus expliqué et motivé. Le Parlement doit prendre toute sa part dans la construction du nouveau système. Nous attendons des propositions et des engagements précis. Aux jeunes qui nous écoutent : nous attendons beaucoup de vous. Vous avez le droit d’attendre beaucoup de nous.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) October 29, 2026
Ces annonces n’ont pas suffi à éteindre la colère lycéenne.
Image d’accueil : Getty





Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire – VousNousIls.fr 1 bis rue Jean Wiener – Champs-sur-Marne 77447 Marne-la-Vallée Cedex 2.