
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont reçu ce lundi 26 octobre les organisations lycéennes, afin de répondre à leurs revendications.
Suite à cette rencontre, les deux ministres ont présenté un ensemble de mesures, indique le ministère de l’Education nationale :
- Remplacement de Parcoursup à la rentrée 2028 et sécurisation et optimisation de la session 2027
- Plafonnement des classes de seconde à 28 élèves
- Ouverture de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur
- Enveloppe de 4 milliards d’euros de prêts pour la rénovation des lycées et un milliard d’euros d’investissement pour les campus
- Indexation des bourses universitaires en fonction du coût de la vie à la rentrée 2027
- Des emplois du temps mieux construits et renforcement de la démocratie scolaire
Le ministère de l’Education nationale indique par ailleurs que la plateforme de consultation des lycéens Agora, ouverte par le gouvernement le 6 octobre dernier, a recueilli à ce jour plus de 100 000 contributions, et que le gouvernement s’est appuyé dessus pour construire ses mesures.
« Le droit au blocage n’existe pas »
Ce mardi 27 octobre, Edouard Geffray a aussi reçu les syndicats enseignants. Mais ces derniers sont ressortis insatisfaits de leur réunion avec le ministre.
L’intersyndicale enseignante appelle donc à maintenir la journée de mobilisation du 5 novembre, pour obtenir satisfaction sur les revendications, en particulier sur la revalorisation des salaires des professeurs.
Du côté des lycéens, même insatisfaction : l’appel à la mobilisation du samedi 31 octobre est maintenu, rapporte BFM.
Alors que la fin des vacances de la Toussaint se profile, la crainte d’une poursuite des blocages d’établissements scolaires et universitaires est bien présente. « Il faut que tout le monde se remette au travail » à la rentrée scolaire, exhorte le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste
« On a effectivement un droit à manifester, un droit à ne pas être d’accord (…) mais le droit au blocage n’existe pas (…) et je pense qu’il y a un droit à étudier » poursuit le ministre.







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