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Depuis lundi 14 mars, un nouveau protocole sanitaire est entré en vigueur dans les établissements scolaires. Il prévoit un allègement des mesures sanitaires dont notamment la possibilité de ne plus porter le masque à l’école, y compris dans les salles de classe. Cette annonce n’avait pas fait l’unanimité auprès de certains parents et enseignants qui n’ont pas hésité à alerter de la hausse des contaminations à l’école depuis le retrait du masque en intérieur.

Effectivement, les derniers chiffres du ministère de l’Education nationale le prouvent. 81 424 élèves ont été diagnostiqué positifs au Covid sur les 7 derniers jours (+11 487 en 24h) contre 52 669 une semaine avant. Chez les personnels, 10 201 cas ont été confirmés (+ 1 833 en 24h). La semaine précédente, ils étaient 6 199 (+1 203 en 24h), et il y a deux semaines, 4 459 (+ 947 en 24h).

Face à cette hausse importante des cas de Covid à l’école, nombreux sont les établissements qui ont décidé de rétablir le port du masque en intérieur. C’est le cas par exemple dans un lycée à Lannion : une centaine d’élèves positifs ont été comptabilisés en moins de deux semaines et près de sept nouvelles contaminations par jour chez les enseignants sont recensées. La proviseure a donc recommandé aux élèves et enseignants de se remasquer. Même situation dans une école primaire des Hauts-de-Seine. La directrice de l’école a incité six de ses quatorze classes à remettre le masque face à une hausse des élèves positifs au Covid. Au collège d’Hénin-Beaumont, ce sont les élèves qui ont choisi de reporter volontairement le masque en classe pour protéger leur professeur d’histoire-géographie :

Relayé par France Info, Guillaume Ancelet, co-secrétaire de la FSU Somme, voit quant à lui ses collègues s’absenter au fur et à mesure. « On pensait vraiment que le masque serait supprimé après les vacances d’avril. Là, ça nous paraissait vraiment tôt ». Enfin, Philippe Froguel, professeur au CHU de Lille, tranche aussi en faveur du retour du masque : « Les enfants s’y étaient habitués. Je trouve qu’on a fait ça trop rapidement, il aurait fallu attendre la fin de cette énième vague pour l’enlever », a-t-il estimé auprès de France Info.

Sur Twitter, plusieurs parents partagent le même avis :