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Dans un communiqué du 13 septembre sur Twitter, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, alerte sur la découverte de très nombreux clusters dans les établissements d’enseignement supérieur. « Plus d’une dizaine de clusters » ont été identifiés, écrit-elle ce dimanche. Une circulation « très active » du Covid-19 qui a obligé les établissements concernés « à suspendre momentanément les cours en présentiel », alors même que de nombreux établissements n’ont pas encore effectué leur rentrée.

Pour expliquer ce chiffre important de contaminations, le ministère dénonce un relâchement des consignes sanitaires observé lors de rassemblements privés des étudiants. « Les dernières données confirment que la multiplication de nouvelles contaminations est majoritairement liée à des rassemblements privés associés à un relâchement des consignes sanitaires notamment des gestes barrière. », lit-on dans le communiqué.

Frédérique Vidal en appelle ainsi à « l’engagement collectif » et à la « responsabilité individuelle » de l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur. « Notre objectif à tous, présidents d’universités, directeurs d’écoles, enseignants, personnels, organisations étudiantes, est de faire que cette nouvelle année universitaire se déroule dans les meilleures conditions possibles, en préservant votre santé et celles de vos proches, sans conséquence sur votre cursus et votre apprentissage », a déclaré la ministre, ajoutant que « nous devons tous rester extrêmement vigilants et mobilisés comme nous l’avons été ces derniers mois ».

#BalanceTaFac

Sur Twitter, un hashtag #BalanceTaFac a été lancé. Il dénonce, entre autres, le non-respect des consignes sanitaires dans les universités :

Un « désastre »

Un médecin tire la sonnette d’alarme : pour lui, « ce qui se passe dans les facs et universités » est un danger :

Dans un article publié mercredi 16 septembre par 20minutes.fr, des étudiants témoignent également des conditions dans lesquelles se déroulent les cours. Si pour certains « les règles sanitaires sont respectées, tout le monde se lave les mains fréquemment et porte constamment le masque », cela est loin d’être une généralité. Une étudiante rapporte ainsi : « Nos professeurs ont opté pour des cours en présentiel, à 350 dans des amphis de 400 ne pouvant même pas être aérés (construit sans fenêtre) ». Un étudiant en Lettres modernes à Paris-IV parle lui de « désastre ».