Plus de 24 000 candidats ont été admis aux concours enseignants 2026 externes, contre plus de 16 000 en 2025. Image : Getty

Une « bonne nouvelle » pour Edouard Geffray : plus de 24 000 candidats ont été admis aux concours enseignants externes 2026, dans le 1er et le 2nd degré, contre un peu plus de 16 000 en 2025. Cela représente une hausse d’environ 49 % du nombre de lauréats, tandis que le nombre de postes avait augmenté de 40 %, dans le cadre de la réforme des concours enseignants. Cette session 2026 était en effet une édition de transition, durant laquelle coexistaient la nouvelle version du concours à bac+3 et l’ancienne version pour les candidats à bac+5.

Le ministre s’est félicité de ces résultats sur RMC ce 9 juillet : l’Education nationale aura « assez de professeurs cette année, notamment en sciences », a-t-il assuré.

98 % de postes pourvus dans le 1er degré

La forte hausse des admis a eu un effet « très intéressant » sur le taux de couverture des différents concours : selon l’AEF, ce taux est de plus de 98 % pour le CRPE externe, et de plus de 96 % pour les concours externes du 2nd degré. Ainsi, au CAPES externe de maths, le nombre de postes pourvus passe en un an de 74 % à 98 %, en allemand de 77,2 à 89 %, ou encore en lettres modernes de 87,7 à 96,4 %.

Cela a aussi permis d’améliorer la situation de certaines académies en difficulté chronique de recrutement. Ainsi, « à Créteil et Mayotte, on a fait le plein, on est à 100% (de candidats) dans nos concours, pour la première fois depuis des années », a affirmé Edouard Geffray sur RMC.

Les notes du concours remontent

Pour autant, Edouard Geffray a réfuté l’idée d’un concours « bradé », soulignant sur RTL que « globalement les moyennes obtenues dans toutes les épreuves ont augmenté ».

Il a également pointé l’impact de la réforme des concours sur la hausse du taux de couverture. Celle-ci ne serait en effet pas due aux doubles admissions (qui représentent seulement 1% des lauréats selon l’AEF), mais à une « dynamique propre au concours L3 », comme il le souligne : « l’effet de dilatation des viviers a joué à plein en L3. Cela confirme ce que nous espérions. Le recrutement en L3 avec une ouverture sur un master a un effet très net sur l’attractivité aux concours ».