
Article publié le 3 février 2026, mis à jour le 4 mars
Les premières épreuves des concours enseignants à bac+3, instaurés par la réforme de la formation des enseignants voulue par Emmanuel Macron, ont débuté. Les candidats au Certificat d’aptitude au professorat d’éducation physique et sportive (Capeps) ont passé leur première épreuve d’admissibilité ce mardi 3 mars. Les épreuves écrites du Capes et du Capet à bac+3 se dérouleront quant à elles du 10 au 27 mars. Les candidats au CRPE, eux, passeront leur première épreuve à partir du 1er avril.
Des lauréats « armés pour entrer dans le métier »
Vivement critiqué lors de la confirmation de sa mise en place par Elisabeth Borne en 2025, ce nouveau dispositif « n’est pas un concours au rabais », a estimé ce 4 mars Matthieu Drouhin, secrétaire national du Se-Unsa, dans une interview à Sud Radio.
« Certes, les exigences du concours à bac+3 ne seront pas les mêmes que celles du concours à bac+5, c’est bien normal. En revanche, il sera suivi de deux vraies années de formation, au cours desquelles le disciplinaire, la pédagogie, la didactique, la professionnalisation seront bien présents », a-t-il indiqué. Rappelant qu’à l’heure actuelle, certains lauréats « sont directement mis sur le terrain en responsabilité », le secrétaire général a souligné qu' »avec une vraie formation professionnalisante, progressive sur deux ans, on peut envisager que [les lauréats à bac+3] soient suffisamment armés pour entrer dans le métier ».
Des concours à la tenue longtemps incertaine
Après plusieurs semaines d’incertitude budgétaire et le recours à une loi de finances spéciale en décembre dernier, les nouveaux concours de recrutement des enseignants accessibles dès la troisième année de licence (bac+ 3) avaient été confirmés par le ministre de l’Éducation nationale début février. Il avait annoncé que le budget de l’État pour 2026, définitivement adopté, permettait de sécuriser l’organisation de ces épreuves très attendues.
Cette adoption confirmait les moyens alloués à l’Éducation nationale, avec une hausse de 200 millions d’euros par rapport à 2025 et la création de près de 5900 emplois supplémentaires. Un effort budgétaire qui rendait possible la mise en œuvre de la réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants.
Le budget de l’État pour 2026 est définitivement adopté.
— Édouard Geffray (@EdouardGeffray) February 2, 2026
Cette adoption confirme les moyens alloués à l’Éducation nationale, avec une hausse de 200 millions d’euros et la création de près de 5 900 emplois supplémentaires par rapport à 2025.
Elle permet notamment la tenue des… https://t.co/HDYg6E91qc
En janvier dernier, le ministère reconnaissait que, sans budget voté, l’organisation des concours à bac + 3 pouvait être compromise. Une situation qui avait suscité une vive inquiétude chez les étudiants concernés, près de 80 000 inscrits, engagés depuis plusieurs mois dans leur préparation. Certains évoquaient même un impact négatif sur leur motivation et leur travail.
Ces concours s’inscrivent dans le cadre de la réforme qui prévoit un recrutement plus précoce des enseignants, dès la licence, afin de renforcer l’attractivité du métier et d’allonger la durée de formation professionnalisante. L’année 2026 marque toutefois une phase de transition, avec la coexistence des concours bac + 3 et des concours traditionnels à bac +5.








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