Interrogé sur France Info mardi 31 mars, jour de mobilisation dans l’Education nationale contre les suppressions de postes et fermetures de classes, Olivier Raluy, conseiller principal d’éducation dans le Puy-de-Dôme et responsable SNES-FSU du secteur, tire la sonnette d’alarme.
Il déplore que pour l’année 2026, aucun poste de CPE ne soit créé. Or, précise-t-il, « beaucoup de CPE ont des effectifs d’élèves qui sont totalement incompatibles avec l’exercice de leur mission ». De plus, les effectifs de CPE sont très mal répartis : si l’on observe une moyenne « d’un CPE pour 371 élèves, » certains CPE se retrouvent avec 800 élèves à gérer, ce qui ne permet évidemment pas un bon suivi.
Lors de la journée de grève de ce mardi 31 mars, la mobilisation des CPE a été importante : d’après les chiffres du ministère de l’Education nationale publiés sur le taux de grévistes, ce taux était en effet de près de 17% pour l’ensemble des personnels de la vie scolaire.
Les CPE ne peuvent plus tout assumer
Outre les sureffectifs d’élèves à gérer, la multiplicité des tâches à effectuer rend la mission impossible, comme l’indique au sujet de ses collègues cette professeure d’histoire-géographie :
La lutte contre le décrochage scolaire, contre le harcèlement, l’accompagnement des adolescents ayant des problèmes psychologiques ou familiaux… Les CPE ne sont plus capables de tout assumer avec les effectifs qu’ils ont. Ça craque partout #école https://t.co/g5JhMFXudw
— Valérie (@ValeriePestre) March 31, 2026
Image d’accueil : Getty







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