3 500 écoles et collèges sont restés fermés jeudi 25 juin. Image : Getty

Article publié le 22 juin, mis à jour le 25 juin

L’épisode caniculaire qui s’abat sur une grande partie de la France bouleverse l’organisation de la fin d’année scolaire.

Après 1 352 établissements fermés lundi, 1 800 mardi, le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray a annoncé ce jeudi 25 juin la fermeture de 3 500 écoles et collèges à travers le pays. A ces fermetures s’ajoutent près de 10 000 établissements qui ont été contraints d’adapter leurs horaires.

En cause : des températures pouvant dépasser les 38°C localement et des bâtiments scolaires souvent mal adaptés aux fortes chaleurs. Interrogé sur l’adaptation du bâti scolaire lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale mercredi, Edouard Geffray a rappelé que l’Etat « n’est pas propriétaire » des écoles et des collèges et que leur rénovation relève des collectivités territoriales.

« Où l’enfant est-il le mieux ? »

Invité ce jeudi 25 juin sur France 2, le ministre de l’Education nationale a défendu les décisions prises localement. « Ce qui compte, c’est de savoir où l’enfant est le mieux : entre chez lui et l’école », a-t-il déclaré, rappelant que les fermetures sont décidées lorsque les conditions d’accueil ne permettent plus de garantir la sécurité des élèves et des personnels.

Des fermetures décidées au cas par cas

Ces fermetures concernent principalement les départements placés en vigilance orange ou rouge par Météo-France. Il y a près d’une semaine, vendredi 19 juin, le ministre faisait état de 784 établissements concernés par des fermetures temporaires ou des aménagements d’horaires. Le nombre a donc sensiblement augmenté à mesure que l’épisode caniculaire s’est renforcé.

« Il faut avoir une réponse territoriale parce que les situations sont différentes d’un territoire à un autre », avait expliqué le ministre sur France 3. Certaines écoles disposent en effet de bâtiments mieux isolés ou d’espaces permettant de préserver les élèves de la chaleur, tandis que d’autres ne peuvent garantir des conditions d’accueil satisfaisantes.

Des classes parfois transformées en étuves

Dans de nombreux établissements, les fortes chaleurs rendent les conditions d’apprentissage particulièrement compliquées. Salles exposées au soleil, absence de climatisation, cours de récréation peu ombragées : autant de facteurs qui peuvent rapidement faire grimper le thermomètre.

Face à ces conditions, les autorités académiques, les préfectures et les collectivités locales ont travaillé conjointement afin d’identifier les établissements les plus vulnérables. Lorsque les mesures d’adaptation ne suffisent plus, la fermeture reste la solution privilégiée pour éviter tout risque pour la santé des enfants et des personnels. « Jusqu’à ce matin j’avais annulé uniquement les cours de l’après-midi mais j’ai dû m’adapter encore une fois », explique Farida Pariolleau, principale du collège Anne Frank, à Paris (75), relayé par l’Etudiant.

Pour les écoles qui restent ouvertes, des dispositifs spécifiques ont été mis en place : horaires aménagés, limitation des activités physiques, accès facilité à l’eau potable ou encore utilisation des salles les plus fraîches.

Des familles contraintes de s’organiser

Ces fermetures obligent également de nombreux parents à trouver des solutions de garde. Les familles concernées ont été informées directement par les établissements ou les collectivités locales, qui assurent parfois un accueil minimum lorsque cela est possible.

Cette situation exceptionnelle illustre les difficultés croissantes rencontrées par les établissements scolaires face aux épisodes climatiques extrêmes.

Le brevet maintenu malgré la canicule

Alors que les collégiens doivent passer les épreuves du diplôme national du brevet à partir de demain, vendredi, le ministère de l’Education nationale a confirmé leur maintien.

« Tout ce qui a lieu le matin peut avoir lieu le matin », a affirmé le ministre, tout en précisant que la situation restait suivie quotidiennement. Les établissements sont invités à mobiliser les salles les plus fraîches et à renforcer les mesures de prévention pour accueillir les quelque 854 000 candidats attendus.

Le baccalauréat également perturbé

La chaleur affecte également les lycéens. Ce lundi 22 juin débutait le grand oral pour les élèves des filières générales et technologiques. Mais l’Éducation nationale a déjà dû adapter son organisation : les oraux de près de 4 000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été reportés dans les académies de Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie et Poitiers.

Les élèves concernés ont reçu une nouvelle convocation. Une mesure destinée à permettre le déroulement des épreuves dans des conditions plus supportables malgré la persistance des fortes chaleurs.