
Article publié le 13 février 2026, mis à jour le 17 février
Dans une lettre parue au Bulletin Officiel du jeudi 12 février, Edouard Geffray s’est adressé aux parents d’élèves. Dans cette lettre, il a dénoncé une forme de banalisation de la violence au sein des établissements scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale a également pointé du doigt le harcèlement dont plus d’un enfant par classe en moyenne serait victime. Edouard Geffray a qualifié cette situation d’inacceptable et a appelé à un « sursaut collectif ».
« On a besoin de vous »
Le ministre n’a pas simplement dressé un bilan de la situation. Edouard Geffray souhaite l’implication personnelle des parents. Dans sa lettre, le ministre de l’Éducation nationale a rappelé que l’École reposait « sur un ensemble de principes et de valeurs qui ne sont ni amendables, ni négociables« . Il a déclaré avoir besoin que les parents s’adressent à leurs enfants pour « leur rappeler et leur faire respecter ces règles élémentaires ». Le ministre a justifié sa demande, soulignant que « L’École fait beaucoup, mais elle ne peut pas tout ».
« Des larmes de crocodile »
Les déclarations d’Edouard Geffray n’ont pas manqué de faire réagir les parents d’élèves. Interrogée par RMC, une mère a dénoncé le caractère infantilisant de sa lettre. Également questionnée par RMC, Lisa Hirisig, enseignante et essayiste, a quant à elle déclaré que l’Éducation nationale était « la première responsable de cette violence ».
Les syndicats se sont également exprimés, c’est le cas de la FSU-SNUIPP 94. Le syndicat a désigné le caractère hypocrite de cette lettre déplorant des « larmes de crocodile » et a reproché au ministre de l’Éducation nationale le caractère moralisateur de son message. Le syndicat a tenu à rappeler à Edouard Geffray qu’il était responsable de nombreux manquements. La FSU-SNUIPP lui impute d’être soutenu par le Sénat qui a récemment rejeté la proposition de loi pour la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH.
Des incidents graves en recul
Ce lundi 16 février, la Depp a publié son bilan annuel sur les signalements d’incidents graves dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat en 2024-2025. Bien que ces chiffres soient inquiétants, ils sont en léger recul par rapport à l’année précédente. Selon le rapport, « un incident sur vingt dans le premier degré et un sur dix dans le second degré est motivé par le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie ou l’homophobie. »
Le rapport de la DEPP souligne par ailleurs que les élèves sont les principaux auteurs des incidents graves signalés, en particulier dans le second degré où ils représentent 92% des cas. En tant que victimes, élèves et personnels sont touchés dans des proportions similaires, avec une légère surreprésentation des personnels dans le premier degré.








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