
La coupe est désormais officielle. Avec l’adoption du projet de loi de finances ce mardi 27 janvier 2026, après avoir échappé à deux motions de censure, le gouvernement valide la suppression de 4032 postes d’enseignants à la rentrée 2026. Dans le détail, 2.229 postes seront supprimés dans le premier degré et 1803 dans le second degré, une mesure qui concernera toutes les académies, sauf Mayotte et la Guyane.
Baisse de 8% du nombre d’élèves
Interpellé lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, a justifié cette décision par un facteur qu’il juge incontournable : la démographie. Cette saignée est la conséquence « d’une chute démographique absolument vertigineuse », a-t-il fait valoir devant les députés, insistant sur la baisse rapide et durable du nombre d’élèves scolarisés en France. Un constat étayé dans un avis rédigé par le député Bertrand Sorre, qui souligne que le nombre d’élèves a diminué de 8% entre 2015 et 2024.
Le ministre a également rappelé que l’exécutif avait choisi de limiter l’ampleur des suppressions. « Si nous avions strictement suivi la démographie, il aurait fallu supprimer entre 8.000 et 9.000 postes », a-t-il affirmé, présentant les 4.000 suppressions prévues comme un compromis destiné à préserver, autant que possible, les conditions d’enseignement.
Si toutes les académies sont concernées – sauf Mayotte et la Guyane-, certaines subiront des pertes plus lourdes que d’autres. Dans le premier degré, l’académie de Lille devrait perdre 265 enseignants, tandis que 170 suppressions de postes sont envisagées dans l’académie de Nancy-Metz. Dans le second degré, 190 postes seront supprimés à Lille, 153 à Rennes ou encore 150 en Normandie.
« C’est la douche froide «
Des chiffres qui suscitent une vive inquiétude sur le terrain. La secrétaire générale du SNES-FSU n’a pas caché la stupeur des personnels : « c’est un peu la douche froide », a-t-elle réagi, dénonçant des annonces qui risquent, selon elle, de se traduire par des classes plus chargées et une dégradation des conditions de travail, malgré la baisse du nombre d’élèves.
Pour l’exécutif, l’adoption définitive du budget marque une étape décisive, dans un contexte politique tendu. Après le rejet des deux motions de censure déposées à l’Assemblée nationale, le gouvernement dispose désormais d’un cadre financier stabilisé pour mettre en œuvre cette réforme, qui s’annonce déjà comme l’un des points de crispation majeurs de la rentrée scolaire 2026.








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