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Chanter dans une chorale, jouer de la musique de chambre et plus encore faire partie d’un orchestre sont peu compatibles avec la mise en place et le respect des gestes barrières.

France Musique consacre un article à cette problématique. On y lit tout d’abord que la pratique du chant choral est particulièrement risquée : une activité qui implique de « chanter ou respirer profondément est considérée plus dangereuse [que les autres], particulièrement lorsqu’elle se déroule dans un endroit fermé où il y a beaucoup de monde » explique dans l’Association européenne du chant choral .

Chanter représente un danger

En effet précise encore l’article, « Quand on chante, les fines gouttelettes sont libérées en plus grande quantité que quand on parle. Le chant s’apparente à ce niveau à la toux » d’après le site VirMus, mis en ligne par l’Université technologique de Delft au Pays-Bas avec l’orchestre philharmonique de Rotterdam.

La chorale est également citée comme un foyer majeur de contagion du coronavirus dans un article publié par Courrier International, avec pour exemple la contagion d’une chorale à Washington, commentée par le biologiste Erin Bromage de l’université du Massachusetts : “chanter, encore plus que parler, transforme les gouttelettes en aérosol. De plus, la respiration profonde, nécessaire au chant, facilite la pénétration des gouttelettes jusque dans les poumons. En quatre jours seulement, 45 des 60 membres de la chorale ont développé des symptômes. »

Plexiglas et visières pour les vents

Pour ce qui est de la pratique orchestrale, il est un peu plus facile de mettre en oeuvre les gestes barrières : La médecine des arts citée par France Musique indique en effet qu’« une distance de 2 m semble être suffisante comme distance minimale pour les instrumentistes à vent et les chanteurs. »

Dans un article publié par Le Monde, des précisions sont également apportées quant aux mesures applicables dans un orchestre symphonique : « Un mètre cinquante entre les cordes, deux mètres pour les vents, certains équipés de Plexiglas et, pour les cuivres, des tissus au sol afin de recueillir le liquide secrété par la condensation du souffle sur les parois de l’instrument. La flûte solo jouera avec une visière » explique ainsi la directrice générale de l’Orchestre de Paris, qui a appliqué ces mesures pour sa première répétition post-confinement hier lundi 25 mai.