
Invité sur RMC ce 23 avril, Edouard Geffray s’est montré favorable à l’idée de retarder le début de la journée de cours au collège et au lycée. « On a besoin probablement que nos ados commencent un peu plus tard le matin, plutôt à 9h qu’à 8h », a ainsi estimé le ministre. « Ce sont des choses qu’on est en train de promouvoir auprès des chefs d’établissement, mais ce n’est pas toujours possible ».
Pas de remise en cause des rythmes scolaires hebdomadaires
Edouard Geffray s’est également exprimé sur les rythmes scolaires hebdomadaires à l’école, ne se disant « pas forcément favorable à une remise en cause de la situation actuelle, qui est plutôt 4 jours ». En effet, « ça pose tout un tas de problèmes, et au bout d’un moment, les problèmes liés à la situation des parents contrebalancent le bénéfice pour l’enfant », a-t-il expliqué.
« On n’a aucun doute sur le fait qu’un enfant apprend mieux le matin, simplement si tout ce qu’il y a autour de lui est moins favorable, on n’y arrive pas ». Pour le ministre, il s’agit d’une question sur laquelle il faut travailler « aussi au niveau local ».
« Un sujet de présidentielle 2027 »
Il a toutefois souligné qu’il s’agissait « typiquement » d’un « sujet de présidentielle 2027. Je ne peux pas changer les choses pour la rentrée 2026, ça pose tout un tas de questions », a-t-il affirmé. Il a également rappelé que « la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant s’est notamment penchée sur cette dimension. On a un sujet en France, c’est qu’on a beaucoup d’heures de cours par semaine, sur un nombre de semaines qui est plutôt plus limité que les autres. Les élèves ont plus de vacances dans l’année en nombre de semaines, mais par contre ont beaucoup plus d’heures de cours dans la journée ».
En février dernier, le Président de la République Emmanuel Macron avait d’ailleurs estimé qu’ « il faudrait aller vers des journées plus courtes pour nos collégiens et nos lycéens », avec, en contrepartie, « des vacances plus courtes ».
Près de 800 armes blanches interceptées en un an
Alors que s’achève, ce vendredi 24 avril, le procès de l’adolescent ayant poignardé en classe Agnès Lassalle, son enseignante d’espagnol, le ministre est revenu sur la sécurisation des établissements scolaires. « On a augmenté la cadence [des contrôles aux abords des établissements], on est à quasiment 2 500 contrôles par mois actuellement, a-t-il indiqué. Concrètement, en un an, on a trouvé un peu moins de 800 armes blanches » sur les élèves. Le ministre a appelé à la responsabilisation collective, estimant qu’il « faut qu’on travaille collectivement sur le fait qu’on ne touche pas à l’institution scolaire, à un professeur », et a rappelé que « le couteau avant d’aller à l’école, il a quitté la maison ».
Pour lui, « il y a quand même un problème collectif, à force de décrédibiliser, moquer, on a un peu désacralisé la figure du professeur ». Il a notamment critiqué l’utilisation du mot « prof » au lieu de « professeur ».








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