
L’Institut des Politiques Publiques vient de publier une note intitulée « À niveau égal, appréciation égale ? Comment les appréciations scolaires varient en fonction du sexe des élèves ».
On lit sur la page de cette note, que « l’’étude statistique des bulletins scolaires remis à plus de 600 000 lycéens de terminale scientifique (ancien bac S) au cours de la période 2013-2017 révèle des différences dans les appréciations selon le genre de l’élève. » C’est en particulier dans les matières scientifiques, et plus précisément en maths et physique-chimie, que ces différences sont visibles. « Elles s’expliquent par l’emploi de termes distincts pour qualifier les compétences de filles et de garçons de même niveau scolaire » précise la note.
Des qualités innées chez les garçons
Ainsi résume la note, « les trois quarts des termes genrés sont relatifs au comportement : les filles sont encouragées pour leurs efforts et leur sérieux, tandis que l’immaturité des garçons est soulignée. Le quart restant qualifie les compétences : à niveau scolaire égal, les enseignants insistent davantage sur les lacunes des filles et les aptitudes des garçons » en lien avec les stéréotypes de genre en sciences, contre lequel le plan d’Elisabeth Borne « Filles et Maths » entend lutter.
L’étude montre en détails que pour les compétences, les professeurs de maths soulignent l’ « intuition », la « passion », l’ « intérêt » ou la « curiosité » des garçons. Pour les filles, on trouve des termes tels que « failles », « fragilités », « difficultés. »
« Les lacunes des filles sont davantage soulignées, tandis que les qualités supposées ‘innées’ des garçons (intuition, idées, aisance), sont plus fréquemment mises en avant » souligne donc l’étude.
Filles, « ne baissez pas les bras ! »
Toujours en mathématiques, cette fois pour ce qui est du comportement, « les garçons sont fréquemment sermonnés pour leur comportement jugé immature : des termes comme « s’amuse », « brouillon », « dilettante », « désinvolture », « endormi » ou « puéril » apparaissent plus souvent dans leurs appréciations. Les filles, à l’inverse, sont généralement félicitées pour un comportement décrit comme « exemplaire » ou « irréprochable », et encouragées pour leurs efforts, à travers des expressions telles que « persévérer « ou « ne baissez pas les bras. »
Et l’impact de ces appréciations ?
La note indique enfin que « le fait d’être scolarisé en terminale dans la classe d’un enseignant de mathématiques utilisant un vocabulaire plus genré semble avoir un effet globalement modéré sur la performance en mathématiques au baccalauréat. » On observe juste un léger effet positif pour les filles. Par contre, cela n’a aucun impact sur les choix d’orientation dans le supérieur.








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