Rentrée 2026 : « Plus de 500 classes supprimées, dont 181 fermetures dans le département de Seine-Saint-Denis » dénonce la FSU-SNUipp. Image : Getty

Dans un communiqué publié lundi 18 mai 2026, la FSU-SNUipp, syndicat majoritaire du premier degré, tire la sonnette d’alarme sur les fermetures de classes prévues pour la prochaine rentrée de septembre.

Le syndicat rappelle ainsi que « 5 914 classes fermeront à la rentrée 2026 pour seulement 2 172 ouvertures, soit un solde de 3 742 suppressions de classes dans le premier degré. »

Par ailleurs dénonce le syndicat, « ce niveau de fermetures est supérieur de 60 % par rapport à celui de 2025 à la même époque.« 

Enfin, certaines régions vont être particulièrement impactées : c’est le cas de l’Île-de-France « avec plus de 500 classes supprimées, dont 181 fermetures dans le département de Seine-Saint-Denis. »

Ainsi que le Nord, qui « enregistre à lui seul 271 fermetures de classes. »

Le syndicat prévoit en conséquence l’une des rentrées des classes « les plus destructrices pour l’école publique depuis le début des mandats d’Emmanuel Macron. »

La baisse démographique comme prétexte

Le ministère de l’Education nationale justifie de son côté ces fermetures de classes par la forte baisse démographique. Début avril en effet, le ministère de l’Education nationale publiait une projection du nombre d’élèves d’ici 2035. « Ces projections suivent une baisse déjà entamée qui va devenir massive, puisqu’on va perdre près de 1,7 million d’élèves, dont 933 000 élèves dans le seul premier degré » indiquait le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray.

Il prévenait que cela impliquerait des ajustements -entre autres à Paris. Or dans ces annonces n’étaient nullement évoquées les suppressions de postes d’enseignants en cours, ni de non-création de poste, comme c’est le cas pour les CPE. Ni les départs en retraite, qui feront de fait mécaniquement baisser les effectifs de personnels (d’environ 30% à l’horizon 2030 d’après les chiffres de la DARES).

Dans son communiqué, la FSU-SNUipp affirme que « la baisse démographique sert une nouvelle fois de prétexte à une politique d’économies budgétaires ».

Cette baisse démographique aurait pourtant été l’occasion déplore le syndicat « d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels. »