
Le repas à 1 euro pour tous les étudiants fera son grand retour dès le mois de mai 2026. Le gouvernement a officialisé la généralisation de cette mesure, votée dans le cadre du budget 2026 de l’État, jusque-là réservée aux étudiants boursiers et aux plus précaires. Objectif : soutenir le pouvoir d’achat des jeunes et lutter contre la précarité étudiante, dans un contexte de hausse persistante du coût de la vie.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a justifié cette annonce par une volonté claire de « donner une priorité à la jeunesse », estimant que l’accès à une alimentation saine et abordable constitue un levier essentiel pour favoriser la réussite universitaire. Selon les chiffres avancés, la mesure représenterait un coût d’environ 90 millions d’euros par an pour l’État.
Un dispositif jusqu’ici réservé aux plus précaires
Jusqu’à présent, seuls les étudiants boursiers et ceux identifiés comme précaires pouvaient bénéficier de ce tarif préférentiel. Pour les autres, un repas dans un restaurant universitaire est facturé en moyenne 3,30 euros. Avec la généralisation de ce dispositif, l’ensemble des étudiants pourra désormais accéder à un repas complet pour 1 euro, quel que soit leur statut.
Un ancien débat relancé
Ce débat n’est pas nouveau. En janvier 2025, une députée socialiste avait déjà proposé d’étendre le dispositif à l’ensemble des étudiants. A l’époque, l’idée n’avait pas été retenue, le gouvernement préférant maintenir un ciblage sur les publics les plus fragiles. Un an plus tard, le contexte économique et social semble avoir pesé sur la balance.
Le repas à 1 euro avait été instauré durant la crise sanitaire du Covid-19, alors que de nombreux étudiants se retrouvaient sans emploi ou sans ressources. La mesure avait rencontré un large succès, avant d’être restreinte en 2021 aux seuls étudiants boursiers et à ceux identifiés comme précaires.
Les étudiants satisfaits, les Crous inquiets
Depuis les organisations étudiantes n’ont cessé de réclamer sa généralisation. Pour elles, cette annonce constitue une avancée majeure : « C’est une bonne nouvelle, on demandait cela depuis des années », affirme Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, première organisation étudiante, relayé par Les Echos.
Des réserves subsistent toutefois. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, s’était précédemment montré critique à l’égard d’une telle mesure, estimant qu’elle risquait de fragiliser durablement les Crous.
Les Crous partagent cette inquiétude. Ils redoutent un afflux massif d’étudiants dans les restaurants universitaires, sans moyens supplémentaires pour absorber la demande, et évoquent un véritable casse-tête logistique et financier.
Le gouvernement assure de son côté que les compensations financières accompagneront la mise en place du dispositif, afin de garantir l’équilibre économique des établissements.
Entre avancée sociale et défis de mise en œuvre, la généralisation du repas à 1 euro marque un tournant dans la politique étudiante. Reste à voir si cette promesse saura se traduire, sur le terrain, par une amélioration durable des conditions de vie des jeunes.








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