L’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation) et le CEVIPOF (Sciences Po), publient « Priorités françaises, » le premier baromètre trimestriel public « conçu pour mesurer la hiérarchie réelle et spontanée des préoccupations des Français à travers une méthodologie de questionnement ouvert. »

Le baromètre révèle que « pour la première fois dans l’histoire récente des enquêtes d’opinion en France, la vie politique apparaît comme la préoccupation principale des Français, citée spontanément par 30% des répondants. » Arrivent ensuite l’inflation et le pouvoir d’achat, puis la justice et la criminalité.

L’éducation n’est pas une priorité pour les Français

L’éducation arrive ainsi en 16e position des préoccupations des Français :

Dans un post Linkedin, Florence Rizzo, fondatrice d’Ecolhuma, réagit à ce classement : pour elle, « pendant que l’on débat d’urgence en urgence, l’Ecole s’use en silence : classes surchargées, inégalités territoriales, bâtiments vétustes, découragement des équipes. »
Ce baromètre met également en avant « le risque que l’Ecole reste une question ‘de second plan’ tant qu’elle ne fait pas l’objet d’une priorité dans le débat publique. »

En conclusion de ce rapport, pour l’ObSoCo et le CEVIPOF « le fait que la vie politique émerge comme problème le plus important marque un renversement historique. »
En effet, « la politique est conçue comme l’activité de résolution des problèmes collectifs. » Or, « quand elle devient elle-même le problème principal, c’est la rationalité démocratique qui s’inverse. »

Image d’accueil : Getty