baccalauréat
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Article publié le 16 septembre, mis à jour le 20 septembre
Il y a quelques semaines, le ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye révélait son souhait de « décaler un peu les deux épreuves de spécialité du baccalauréat », précisant toutefois que « c’est sportif quand on souhaite inclure les notes dans Parcoursup ». Il semble bien cependant aujourd’hui que les épreuves se dérouleront les 20, 21 et 22 mars.

Des « effets désastreux »

Un calendrier qui ne convient pas aux inspecteurs de l’Education nationale. Dans un courrier adressé le 14 septembre au ministre de l’Education Pap Ndiaye, le syndicat de l’inspection SUI-FSU dénonce « les effets désastreux de cette organisation sur les enseignements et les apprentissages ». Il cite notamment un « bachotage intensif » de septembre à mars pour « courir après un calendrier intenable », ainsi que des élèves « démotivés », un absentéisme « important » et de « fortes difficultés de mise au travail des élèves » après l’échéance de mars.

Pour le syndicat, « c’est l’ensemble de la réforme du lycée qu’il faudrait revoir », mais « dans l’urgence », il réclame « le report des épreuves de spécialité du bac 2023 », idéalement en juin. Il conseille également au ministre « de les organiser de manière à ce qu’un seul sujet national par épreuve soit proposé ».

SES : des chapitres « réalisés à toute vitesse »

Le syndicat souligne également sur Twitter que « tous les acteurs de terrain (professeurs, inspecteurs, chefs d’établissements) demandent un report des épreuves. »

Ce que confirme en particulier l’APSES, association de professeurs de SES, qui invite les enseignants à communiquer sur « les chapitres qui seront les plus (mal)traités car réalisés à toute vitesse en février ».

Le ministère maintient son calendrier

Dans un communiqué publié le 17 septembre, le syndicat Sud Education dénonce le fait que « le ministère ait annoncé au CSE (conseil supérieur de l’éducation) du
15 septembre le maintien du calendrier des épreuves de spécialités à la mi-mars. » Le syndicat alerte également sur le fait que ce calendrier « crée une pression insupportable sur les enseignants et les élèves pour boucler les programmes de spécialités en quatre mois et demi, si on enlève les vacances scolaires. »

Le syndicat dans son communiqué demande « la fin du contrôle continu et le retour à des épreuves nationales anonymes au mois de juin » et « la suppression du grand oral. »