Ce 6 octobre, de nombreux personnels de l’Education nationale et parents d’élèves sont également présents aux côtés des lycéens. Image : Getty

La mobilisation des lycéens entre dans une nouvelle phase ce mardi 6 octobre. Pour cet « acte 3 » de leur mouvement, une trentaine de manifestations sont annoncées à travers le pays, notamment à Tours, Rennes, Brest, Strasbourg, Marseille, Montpellier, Toulouse, Lyon, Perpignan, Lille et Paris. Les autorités attendent entre 150.000 et 200.000 manifestants à travers la France, avec une mobilisation massive des lycéens et étudiants.

Dans plusieurs villes, la mobilisation a déjà commencé. À Nantes, par exemple, la manifestation a démarré dès ce matin. Des dizaines de blocages et de rassemblements ont également été constatés devant des lycées à travers le pays.

Parents et personnels mobilisés aux côtés des lycéens

De nombreux personnels de l’Education nationale et parents d’élèves sont également présents aux côtés des lycéens. Dans certains cortèges, ils forment des chaînes humaines autour des jeunes, avec l’objectif de les protéger lors d’éventuels débordements ou tensions avec les forces de l’ordre.

A Paris, de nombreux établissements sont bloqués. C’est notamment le cas du prestigieux lycée Henri IV, dont les élèves ont choisi de se mobiliser en solidarité avec ceux d’autres lycées, davantage confrontés aux difficultés dénoncées par le mouvement.

Dans la capitale, l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé à un rassemblement à partir de 14 heures, place de la République. Une intersyndicale de l’Éducation nationale a également appelé à se joindre au mouvement lycéen.

Le gouvernement promet une réponse sur les remplacements

Face à la mobilisation, le gouvernement cherche à apporter des réponses sur l’un des principaux sujets de mécontentement : les difficultés de remplacement des enseignants absents.

Invité de France Info ce mardi matin, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué avoir demandé à toutes les académies d’identifier les établissements confrontés à des problèmes de remplacement. L’objectif est d’apporter une réponse dans un délai « de huit jours ».

Cette annonce intervient deux jours après les demandes formulées par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Dimanche 4 octobre, il avait demandé d’engager cinq chantiers prioritaires, parmi lesquels la rénovation des bâtiments scolaires, davantage de transparence sur Parcoursup et l’amélioration du remplacement des enseignants absents sur de longues périodes ou des postes non pourvus.

300 blessés recensés lors des blocages

Le ministre de l’Éducation nationale s’est également alarmé du nombre de blessés recensés lors des blocages. Ce matin, Édouard Geffray a fait état de 85 personnels de l’Éducation nationale et 215 élèves blessés, soit 300 personnes au total. « Ça n’est jamais arrivé », a déploré le ministre. Alors que les manifestations se poursuivent ce mardi, cette nouvelle journée de mobilisation constitue un autre test pour le gouvernement face à la colère des lycéens.