
Après une nouvelle journée de blocages, à l’appel de l’Union syndicale lycéenne (USL), ce mardi 29 septembre, l’Unsa Education et plusieurs organisations FSU ont demandé l’arrêt des violences commises dans le cadre des mobilisations lycéennes. L’USL, quant à elle, invite à de nouveaux blocages et manifestations les 1er et 6 octobre.
« On est loin d’une mobilisation sereine »
« Depuis le début de la mobilisation nous en sommes à 76 personnes blessées dans les établissements » déplorait Edouard Geffray sur RTL, le 30 septembre. « On a des proviseurs qui ont été agressés avec des tirs de mortier, des professeurs qui ont été frappés et pourchassés par des voyous. Donc on est quand même loin, dans ces cas‑là, d’une mobilisation sereine »
Dans un communiqué daté du 30 septembre, l’Unsa Education appelle à faire cesser les violences autour des blocus. S’il revendique « des moyens suffisants pour renforcer le service public d’éducation et assurer de bonnes conditions de travail », le syndicat estime que « ce combat doit se faire dans le cadre d’actions non violentes ». Il souligne que « la démocratie lycéenne dispose de nombreux lieux d’échange et d’expression, tant à l’échelle des établissements qu’à l’échelle territoriale et nationale, pour permettre l’exercice des libertés ».
« Les élèves ont le droit de s’exprimer et de se mobiliser »
Du côté de la FSU, le SNES, le SNEP et le SNUEP soutiennent dans un communiqué commun les revendications des lycéens, estimant qu’ils « ont le droit de s’exprimer et de se mobiliser ». Les organisations « dénoncent fermement les interventions violentes, sans discernement, de la police devant plusieurs établissements, qui ont parfois conduit des élèves en garde à vue », ainsi que « plus largement, les violences d’où qu’elles viennent contre les personnels et les élèves ».
Elles appellent également le gouvernement, « à prendre acte de l’impérieuse nécessité d’investir massivement dans l’École publique pour répondre aux attentes légitimes des élèves, des familles et des personnels », à quelques jours de la présentation du projet de budget 2027.
Une « grande manifestation nationale » le 6 octobre
L’USL, de son côté, ne tient pas à faire cesser le mouvement. Selon franceinfo, l’organisation, dans un communiqué commun avec l’Union étudiante, a appelé à « de nouveaux blocages de lycées et d’universités » le 1er octobre et à une « grande manifestation nationale » le 6 octobre.
Le mouvement de mobilisation lycéenne a été amorcé la semaine dernière par des blocages d’établissements pour dénoncer le manque de moyens humains et financiers. Les lycéens alertent notamment sur le manque d’enseignants et de personnels, le délabrement des établissements, ou les emplois du temps surchargés. Mardi, le président de l’USL, Ryad Rani, expliquait que l’organisation avait « décidé d’appeler à la mobilisation parce qu’aujourd’hui, dans un établissement sur deux, on a des équipes d’AED (assistants d’éducation) où il manque 50 % des effectifs, des établissements où il n’y a pas d’infirmière scolaire, où il n’y a pas d’assistante sociale, des établissements où il n’y a pas de profs de philo et de français pendant les années du bac ».








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