De nouvelles consignes de notation prenant en compte la qualité de la rédaction seront appliquées au bac et au brevet 2027. Image : Getty

Un nouveau barème de notation pour le baccalauréat et le brevet des collèges 2027 a été publié dans une note parue au Bulletin officiel du 17 septembre par le ministère de l’Education nationale. Ces nouvelles modalités tiennent compte, comme l’avait souhaité le ministre Edouard Geffray, de la maîtrise de la langue, et ce dans toutes les épreuves, même les mathématiques.

Deux points minimum accordés à la maîtrise de la langue

Ainsi, précise le BO, « un minimum de deux points est accordé à la maîtrise de la langue dans chacune des épreuves ». Il indique aussi qu’ « un poids supérieur est attribué à la maîtrise de la langue selon les enseignements, les épreuves, les exercices et les sujets, en considération de l’importance accordée à la compétence rédactionnelle dans la production attendue ». 

La note définit également les quatre dimensions de la maîtrise de la langue prises en compte dans la nouvelle grille d’évaluation : l’orthographe, la syntaxe/construction des phrases, le lexique et la mise en forme/organisation de la réflexion, avec un barème de maîtrise allant de Très insuffisant à Très satisfaisant. « Les modalités de prise en compte de ces compétences sont précisées, pour chaque épreuve, dans la note de service qui en définit les modalités d’évaluation », souligne la note.

« Un raisonnement en mathématiques, il est juste ou il est faux »

De nouvelles règles qui ne font pas l’unanimité auprès de tous les enseignants, surtout de discipline scientifique. Sur RMC, Pierre Priouret, enseignant de maths, affirme qu’ « on sanctionne déjà le fait qu’un raisonnement ne soit pas compréhensible, pas clair… Donc, là, on a une forme de double peine. Un raisonnement en mathématiques, il est juste ou il est faux », déplore-t-il.

Sur les réseaux, si certains relèvent qu’au moins, l’annonce ne s’est pas faite au dernier moment, d’autres estiment que la mesure ne permettra pas d’améliorer le niveau d’expression écrite des élèves.

Un avis partagé par la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay. Pour elle, « l’essentiel pour faire progresser les élèves est ailleurs que dans la sanction de deux points à un examen, il faut se donner les moyens et le temps de travailler dans la durée pour faire progresser les élèves », a-t-elle déploré, citée par Sud-Ouest.

En mai 2026, Edouard Geffray avait demandé la prise en compte de la qualité de l’expression écrite dans la notation des épreuves du bac et du brevet dès la session 2026, mais en raison du caractère tardif de l’annonce, la mesure avait été appliquée de manière inégale sur le territoire.