Selon le ministère, le taux de grévistes pour les personnels de Vie Scolaire atteint 16,9 %. Image : Getty

Une intersyndicale regroupant la FSU, l’UNSA Education, la CFDT Education Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action et SUD Education, a appelé à la grève ce mardi 31 mars. Celle-ci s’inscrit dans une semaine d’actions destinées à alerter sur la situation du monde éducatif.

Selon un communiqué du ministère de l’Éducation nationale, 1 enseignant sur 10 a pris part à la grève (9,68 %). Dans le premier degré, ce chiffre monte à 13,2%, et concerne 7,1 % dans le second. Du côté des personnels de vie scolaire, le taux de grévistes (pour tous types d’établissements confondus) atteint 16,9 %. Enfin, le ministère a communiqué les chiffres par types d’établissements : écoles : 13,2 % ; collèges : 9,7 % ; LEGT : 4,94 % ; LP : 3,5 %.

Ces chiffres sont éloignés de ceux avancés par le FSU-SNUipp. Lors d’une conférence de presse, lundi 30 mars, le syndicat avait annoncé 30% de grévistes parmi les enseignants.

Des actions en local

La grève s’accompagne de manifestations dans de nombreuses villes. À Paris, un cortège est parti à 14 heures du Luxembourg en direction du ministère de l’Éducation nationale. Selon Le Monde, 800 personnes ont manifesté à Marseille, dont 200 lycéens. Selon L’Internaute, une quarantaine de lycéens de La Colinière à Nantes ont empêché les autres élèves du lycée d’aller en cours, par soutien au mouvement de grève. Des rassemblements ont également eu lieu à Bordeaux, Strasbourg ou encore à Lille.

Contre le budget et les suppressions de postes

Les principaux motifs de la contestation concernent le budget 2026. L’intersyndicale l’a vivement critiqué, indiquant qu’il organisait « l’asphyxie du service public d’Éducation ». Les suppressions de postes sont également en ligne de mire de l’intersyndicale. Pour rappel, le gouvernement avait annoncé la suppression de 3.256 postes d’enseignants à la rentrée 2026. Le ministère de l’Éducation nationale avait justifié son choix, invoquant la baisse démographique. Enfin, l’intersyndicale demande une revalorisation salariale.