
Dans un communiqué publié le jeudi 19 février, une intersyndicale a lancé un appel à la grève pour la journée du 10 mars. Cette date n’est pas choisie par hasard puisqu’il s’agit du jour où se tiendra le CNESER budgétaire (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche).
Dans son communiqué, l’intersyndicale justifie son action, déclarant qu’elle a pour objectif de lutter contre « les suppressions de postes dans le service public de l’ESR et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherches par leur sous-financement chronique ». L’intersyndicale a donc appelé au rassemblement à Paris devant le ministère et en régions devant les rectorats. Elle appelle également à l’organisation d’assemblées générales dans les établissements.
Un budget en baisse
L’intersyndicale a pointé du doigt le manque de moyens alloués aux universités. Elle estime qu’il manque au moins « 8 milliards d’euros pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur public et 8 milliards d’euros supplémentaires pour que le budget de la recherche publique atteigne 1 % du produit intérieur brut (PIB) ».
Dans son communiqué, l’intersyndicale a également dénoncé une baisse constante de la part du budget de la MIRES (Mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur) dans le budget général de l’État.
De nombreuses suppressions de postes
L’intersyndicale met également en lumière une situation paradoxale. Alors que le nombre d’étudiants a augmenté de 19 % depuis 2007, le nombre d’enseignants chercheurs (EC) a lui baissé. Au total, c’est 900 suppressions de postes pour les EC et une baisse de 4 % du nombre total d’enseignants titulaires et contractuels.
La nécessité d’une hausse des financements
Une interrogation est enfin soulevée, celle des Assises du financement des universités, lancées en janvier 2026 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’intersyndicale ne comprend pas l’objectif affiché par le ministère d’améliorer la lisibilité. Pour les nombreux syndicats, la situation est déjà très claire et constitue une « réalité objective et concrète ».
L’intersyndicale dénonce des « campagnes d’emploi amputées, des suppressions de postes, des non-renouvellements de contrats ». Elle réclame donc des solutions qui devront « nécessairement, inclure une hausse des financements ».








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