
Article du 16 septembre, mis à jour le 23 septembre
Une journée nationale de grève et de manifestations est prévue mardi 29 septembre 2026 dans l’Éducation nationale un mois après la rentrée scolaire.
Cette journée s’inscrit dans un appel intersyndical plus large de la Fonction publique (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP). Les organisations syndicales demandent notamment des mesures générales sur les rémunérations.
Revaloriser les rémunérations
La première revendication concerne les salaires. Les syndicats demandent une revalorisation générale des rémunérations des personnels. Ils réclament une hausse significative de la valeur du point d’indice et demandent que celle-ci soit indexée sur l’inflation.
Les organisations syndicales revendiquent par ailleurs une refonte des grilles indiciaires. L’objectif est de permettre une progression salariale au cours de la carrière.
Restaurer le pouvoir d’achat
Les syndicats réclament aussi le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA). Ce dispositif vise à compenser une perte de pouvoir d’achat liée à l’évolution du traitement indiciaire. Sa réintégration figure parmi les revendications communes de l’intersyndicale.
Les organisations revendiquent le maintien à 100 % de la rémunération pour les personnels en congé de maladie ordinaire. Elles réclament, dans le même temps, l’abrogation du jour de carence.
Renforcer l’égalité salariale
L’égalité entre les femmes et les hommes constitue également une revendication de l’intersyndicale.
Les organisations demandent des mesures en faveur de l’égalité salariale et professionnelle. Elles souhaitent des garanties concernant la mise en œuvre de la directive européenne sur la transparence salariale.
Créer des postes et renforcer les personnels
Les organisations syndicales réclament la création de postes. Elles estiment que des effectifs supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins des établissements, et améliorer les conditions d’exercice des personnels.
Cette revendication concerne en partie les enseignants. Elle s’étend aussi aux autres personnels participant au fonctionnement des établissements. Les AESH figurent parmi les personnels concernés. Les organisations syndicales demandent la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B pour ces accompagnants. Elles revendiquent une amélioration des conditions d’emploi et de rémunération.
La mobilisation du 29 septembre doit permettre aux organisations syndicales de porter ces demandes auprès du gouvernement.
Quelle procédure pour faire grève ?
Dans le premier degré, les enseignants chargés d’une classe doivent envoyer une déclaration d’intention de grève à leur IEN au moins 48 heures avant le mouvement. Cette déclaration ne les oblige pas à faire grève : ils peuvent finalement décider de travailler. Certains personnels du premier degré, notamment les directeurs totalement déchargés, les AESH, et les enseignants qui n’ont pas de classe, ne sont pas soumis à cette déclaration préalable.
Dans le second degré, les enseignants des collèges et lycées n’ont pas à déposer de déclaration individuelle d’intention de grève 48 heures à l’avance. Ils peuvent participer au mouvement dès lors qu’ils sont couverts par un préavis de grève. Pour tous, une journée de grève entraîne une retenue sur rémunération correspondant à un trentième du salaire.








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