Florian Drenne, enseignant d’histoire-géo et de cinéma, explique que l’été est d’abord un moment pour souffler. Image : Getty

Quand les élèves quittent les salles de classe pour les vacances d’été, une idée reçue revient souvent : les enseignants seraient eux aussi en congés pendant deux mois. La réalité est pourtant plus nuancée. S’ils ne sont plus devant leurs élèves, leur travail, lui, ne s’arrête pas.

Professeur d’histoire-géographie et de cinéma dans le Val-de-Marne (94), Florian Drenne explique que l’été est d’abord un moment pour souffler. « Évidemment, je vais prendre du temps pour moi, voyager, retrouver ma famille et en profiter », raconte-t-il. Mais très vite, les préparatifs de la rentrée reprennent le dessus.

Car un cours ne se construit pas tout seul. Chaque été, il reprend ses séquences pour les améliorer et les actualiser. « Les chiffres que l’on donne ne sont pas valables d’une année sur l’autre. On les change, on les actualise. La recherche historique avance, apporte de nouveaux questionnements et de nouvelles façons d’éclairer les événements du passé. » Il revient également sur les séances de l’année écoulée afin d’identifier ce qui a fonctionné et ce qui mérite d’être repensé.

Nourrir sa curiosité

Les vacances sont aussi l’occasion de nourrir sa créativité. Lire, découvrir de nouvelles œuvres ou simplement prendre du recul font partie de cette préparation moins visible. « J’ai envie de prendre du temps pour moi, pour lire, pour nourrir ma créativité. Je pense que c’est super important. »

Les musées, oui… mais à son rythme

Les professeurs d’histoire passent-ils tous leur été dans les musées ? « Je ne connais pas un prof d’histoire type, honnêtement. Les professeurs gardent leur personnalité, leur singularité », répond-il.

Lui apprécie les musées, surtout lorsqu’il voyage à l’étranger. Sans excès toutefois : « J’ai une théorie : une grande visite par jour, sinon j’ai du mal à emmagasiner. Et pas plus de deux ou trois heures dans un musée. Je préfère la qualité à la quantité. » De quoi contredire le dessin humoristique publié cette semaine, qui montre le professeur d’histoire transformant ses vacances en véritable marathon culturel. Parmi ses lieux favoris figure le Louvre, où Florian aime simplement admirer les œuvres et profiter de la beauté des lieux.

Une passion reconnue par les élèves

Au-delà des connaissances qu’il transmet, c’est sa passion qui marque ses élèves. Cette année, une mère lui a rapporté les paroles de son enfant : « Monsieur Drenne, on voit qu’il est passionné par l’histoire, on voit que c’est sa passion. »

Un compliment qui le touche particulièrement. Car si l’histoire occupe une place essentielle dans sa vie, elle n’en est pas l’unique facette. « Je fais autre chose que de l’histoire aussi », conclut-il, rappelant que derrière le professeur se cache avant tout une personne avec ses propres passions, ses loisirs et sa vie en dehors du collège.