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Lors d’un entretien accordé au JDD, le ministre de l’Education nationale a confié se positionner contre l’écriture inclusive à l’école. Pour lui, son utilisation serait trop complexe, notamment pour les élèves ayant des troubles d’apprentissages : «mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques », a-t-il ainsi affirmé, reconnaissant malgré tout que la « féminisation des métiers et des fonctions est un progrès ».

« Notre langue ne doit pas être abîmée »

Pour Jean-Michel Blanquer, « notre langue est le premier trésor français, celui qui nous relie tous et fait notre puissance mondiale. Elle ne doit donc pas être triturée ou abîmée ». Le ministre a également mentionné, lors de son interview, l’existence de la circulaire d’Edouard Philippe qui interdit déjà l’écriture inclusive dans les usages administratifs. Il souhaite en faire de même pour l’école en l’interdisant officiellement : « nous allons clarifier le fait que c’est vrai aussi dans nos usages pédagogiques ».

Sur Twitter, les enseignants ont vivement réagi à cette annonce. Tandis que certains ont du mal à croire à cet intérêt soudain du ministre pour les élèves dyslexiques, d’autres estiment que ce sujet n’est pas du tout prioritaire dans le contexte actuel :

https://twitter.com/LecardonnelLoic/status/1389588222121070593
https://twitter.com/leprofdeletre/status/1389265053635985410