Afin de diminuer les inégalités alimentaires à l’école, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran, en déplacement dans une école du Val d’Oise, ont annoncé ce mardi 16 mars la relance du dispositif « petit-déjeuner gratuit à l’école ». Déployé il y a deux ans, il a été ralenti par la crise sanitaire.

« Les enfants qui n’ont pas mangé le matin apprennent moins bien »

Ce dispositif est inscrit dans le plan pauvreté annoncé en 2018 par le président de la République. Initialement, il ne concernait que les « territoires prioritaires ». Désormais, le gouvernement souhaite élargir l’opération dans toutes les écoles qui estiment en avoir besoin.

Une décision qui a notamment été prise pour réduire les inégalités alimentaires entre élèves qui s’amplifient avec le Covid-19. Il s’agit là d’un « sujet sanitaire et social » parce que « parfois, c’est pour des raisons de pauvreté que les familles ne donnent pas de petit-déjeuner », a estimé Jean-Michel Blanquer au micro de LCI, ajoutant qu’on « sait que les enfants qui n’ont pas mangé le matin apprennent moins bien que les autres, c’est tout à fait démontré ».

Un plan financé à hauteur de 1,30e par petit déjeuner

Mis en place jusqu’à présent une matinée par semaine pour les élèves de CP, CE1 et CM2, le dispositif sera dorénavant proposé à l’ensemble des élèves de primaire, tous les matins.

Par conséquent, une augmentation du financement de l’opération est prévue par le ministère de la Santé. Chaque petit-déjeuner sera financé à hauteur de 1,30 euros par enfant au lieu de 1 euro.

Le budget global du dispositif, initialement de 12 millions d’euros en année pleine, pourra être porté à 46 millions d’euros en fonction des demandes des collectivités.

Les cantines, le « maillon faible de la journée de l’élève »

Un temps donc supplémentaire de restauration pour les enfants alors que les cantines sont, pour le ministre, considérées comme « le maillon faible dans la journée de l’élève », avait-il confié dans une interview au Parisien. Ces lieux sont en effet soupçonnés de favoriser la propagation du Covid-19 dans les écoles. Jean-Michel Blanquer avait même évoqué de les fermer dans les zones où la situation épidémique est très préoccupante.  

Sur les réseaux sociaux, et notamment Twitter, cette relance du dispositif paraît illogique en plein crise sanitaire :