School girl with books in her hands wearing surgical mask on her face

Dans le nord de la France, à Dunkerque, de nombreux parents ont décidé de ne pas mettre leurs enfants à l’école à quelques jours du début des vacances scolaires. Un taux d’absentéisme, dans certains établissements, qui pouvait même s’élever à 50%. Une décision des parents prise en réaction à la forte propagation des variants du Covid-19 dans l’agglomération.

Malgré une situation sanitaire compliquée, les autorités avaient bien décidé de maintenir les écoles ouvertes. Sur BFMTV, la rectrice de l’académie de Lille, Valérie Cabuil, s’est voulue rassurante : « « Le message qu’il faut envoyer aux parents, c’est que leurs enfants sont en sécurité à l’école », a-t-elle déclaré ce mercredi matin, ajoutant que « « tous les chiffres le montrent : on ne peut pas mettre en relation des contaminations avec la fréquentation de l’école, du collège et du lycée ».

Des mesures ont été mises en place dans les écoles à Dunkerque pour lutter contre l’épidémie. Parmi elles, « des arrivées échelonnées dans les classes », « un recours à des jauges réduites dans les collèges et les lycées » ou encore un déploiement « de tests antigéniques dans les établissements scolaires », précise la rectrice. « On suit la situation de très près » mais pour l’instant elle « ne pose pas d’inquiétude particulière », confie-t-elle.

Le maire de Dunkerque souhaite fermer les écoles

De son côté, le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, ne partage pas le même avis. Il aurait lui souhaité fermer les établissements scolaires. « Nous, les élus locaux, on a réfléchi aux mesures les plus adaptées au terrain, et finalement l’État se justifie en disant que si l’on ne ferme pas les écoles en Moselle, on ne les ferme pas non plus à Dunkerque. Qu’est-ce-que cet argumentaire ? Où est la différenciation ? » s’est-il interrogé sur RTL ce lundi 15 février.

« Un protocole sanitaire qui a atteint ses limites »

En Moselle, justement, la FCPE 57 avait publié un communiqué de presse le 14 février dernier dans lequel elle dénonçait des « conditions d’accueil et d’apprentissage » qui « ne sont plus satisfaisantes pour nos enfants ». Pour elle, la propagation des variants du coronavirus dans le département reste très inquiétante. La fédération avait aussi annoncé soutenir les parents qui décideraient de ne pas envoyer leurs enfants à l’école dans les jours à venir. Une réaction à « un manque de transparence » des autorités sur la « réelle situation des établissements scolaires » et « un protocole sanitaire qui a atteint ses limites. »

Toutefois, aucune restriction supplémentaire n’a été envisagée. Le préfet du département avait ainsi estimé que les mesures actuelles étaient suffisantes.