
Alors que la tenue des nouveaux concours enseignants à bac+3 est toujours en suspens, le ministère de l’Education nationale a annoncé, lors d’un groupe de travail ce 14 janvier, plusieurs changements dans la réforme de la formation des enseignants.
Le dispositif du « fast-track », permettant aux étudiants ayant validé la nouvelle licence Professorat des écoles (LPE) d’être dispensés des épreuves d’admissibilité du CRPE, sera notamment abandonné. Il sera remplacé par un nouveau concours externe spécial dont les épreuves seront différentes du CRPE classique. La maquette de ce nouveau concours, présentée lors du groupe de travail, n’a pas été bien accueillie par les syndicats.
Une nouvelle maquette controversée
Selon un communiqué du syndicat Sud éducation, ce nouveau concours comportera « une épreuve écrite d’admissibilité disciplinaire appliquée en français et mathématiques avec une forte dimension didactique » et « deux épreuves orales d’admission : une épreuve disciplinaire appliquée au choix en histoire-géographie et enseignement moral et civique, ou en en sciences et technologie, ou en arts (arts plastiques, éducation musicale, histoire des arts) ou en langue vivante et une épreuve d’entretien avec une partie consacrée à l’EPS ». Si le syndicat se réjouit de l’abandon du « fast-track », qu’il considère comme une « mesure de bon sens tant ce dispositif posait des problèmes d’organisation et d’égalité », il s’interroge sur la mise en place d’un nouveau concours qui viendrait « potentiellement modifier le contenu et l’organisation de la LPE ».
Du côté du Snes-FSU, le co-secrétaire général Gwenaël Le Paih rapporte à l’AEF que « toutes les organisations syndicales ont déclaré que la proposition d’un concours externe spécial n’était pas la bonne non plus, pas concertée et pas assez mûre ». Quant au secrétaire national du SE-Unsa, Matthieu Drouhin, il estime qu’« à partir du moment où les étudiants font trois années de LPE, on peut se dire qu’ils ont un avantage qui se justifie lui-même » pour passer le même concours que les autres candidats.
L’engagement de quatre ans suite à titularisation limité
Dans son communiqué, Sud éducation cite également les autres annonces du ministère concernant la réforme : une limitation de l’engagement quadriennal « aux lauréat·es des concours ayant bénéficié des deux années de formation », et un allongement à deux ans de la formation initiale des titulaires d’une L3 remplissant les conditions du concours interne ou du 3e concours, comme les autres lauréats de L3.
Un changement qui « va dans le bon sens » d’après Sud éducation, « tou·tes les lauréat·es devraient pouvoir avoir accès à une formation en deux ans rémunérées, avec une rémunération qui prenne en compte l’ancienneté et l’expérience des collègues ».








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